La moral del esclavo

por Juan Rivera

Matteo Bertelli

Matteo Bertelli

Hoy la Troika ha dado una lección de Historia. El FMI recuperó la figura de la esclavitud por deudas vigente en la Antigua Grecia. El Banco Central, por aquello de estar pilotado por Mario Draghi, la ha adornado y matiza que se parecerá más al nexum romano. Ángela Merkel, menos clásica y de mentalidad teutona, se ha inspirado directamente en la historia contemporánea germana. Al conseguir la claudicación ha regalado a los negociadores helenos una fotografía en blanco y negro. La del campo de concentración de Auschwitz con la reja del Arbeit macht frei (“el trabajo libera” ) en primer plano. No en balde ha contribuido de manera destacada a convertir Grecia en un espacio socioeconómico cada día más parecido al ghetto de Varsovia.

A los griegos los han dejado pasear por el corralito, el chiquero, a cambio de que se comportasen como sumisas y espectrales almas en pena. En el momento que se creyeron libres y dueños de su destino con el “ No” del referéndum, conocieron la furia del amo y han sido tratados como esclavos cimarrones. Los han azotado sin misericordia delante de la casa señorial de la plantación, con los kapos babeando mientras ejecutan los designios del dueño y los díscolos alineados en la explanada, obligados a contemplar un castigo que los disuada de intentar aventuras similares.

El poder real, el financiero, ha sido inflexible. Con la excusa del “dura lex, sed lex”. Si hubiesen estado vigentes los autos de fe, habrían rematado la mañana con una pira y quemado vivo a Varoufakis.

El Sistema, mientras se limpiaba el culo con la voluntad popular, ha sembrado la sociedad griega de violencia, miseria y terror. Eso tiene un nombre en la Historia que es Fascismo. Y sólo una manera de combatirlo: la Resistencia. Ojalá desempolven la dignidad de Manolis Glezos y Santas Apostolos cuando (abril del 41) con todas las condiciones adversas y ante un enemigo en la cumbre de su poder totalitario, fueron capaces de quitar la bandera de ocupación nazi que ondeaba en la Acrópolis.

Y nosotros desde España, además de apoyarlos, empecemos a poner al axioma que nos envuelve “ todo el poder para los Mercados sin rostro”, las caras y nombres de los anuladores de los Derechos Humanos. Para impedir que la sociedad que nos diseñan se convierta en la de los siervos de la gleba.

Con lo que le han hecho a Grecia los pueblos del Sur ya saben el futuro que les espera. En él no caben acuerdos entre iguales, sólo rendiciones incondicionales e imposición del “diktat”. La espiral es demoníaca, a cada cesión se le suma una nueva exigencia hasta conseguir que cada inclinación vaya acompañada de un arrodillamiento.

Hoy Platón hubiese cambiado el escenario de su “mito de la caverna”. Lo situaría en lo que representa Bruselas en el mundo de las ideas capitalistas. Nos tienen en la oscuridad, aherrojados y cocidos en nuestra propia angustia. Por ellos provocada. La única manera de salir del círculo, de las sombras es plantear la salida del euro .

Lo contrario es correr tras una vana ilusión con final feliz de Hollywood (inexistente por tanto) en el que cuando estamos al borde del precipicio, agarrados a la rama a punto de romperse, el amo bueno, mientras nos tiende la mano para auparnos, nos acaricia y sonríe.

En la realidad ese escenario no existe. Por ello, de corazón, estoy con las personas que en estos momentos gritan en la plaza Sintagma: “Vámonos de esta Europa”.

Declaração de Eric Toussaint sobre a bela vitória histórica do NÃO na Grécia

Matteo Bertelli

Matteo Bertelli

A bela vitória histórica do NÃO mostra mais uma vez que os cidadãos e as cidadãs da Grécia se recusam a aceitar a chantagem dos credores. Como mostra o relatório preliminar da Comissão para a verdade sobre a dívida grega, o Estado grego dispõe de vários argumentos legais para suspender o pagamento ou repudiar unilateralmente as dívidas ilegítimas, ilegais e/ou odiosas.

Esse ato soberano fundamenta-se nos seguintes argumentos:

1. a má fé dos credores (o FMI, os 14 Estados-Membros da zona euro, o BCE, a Comissão Europeia e o FEEF), que levaram a Grécia desde 2010 a violar o direito interno e as suas obrigações internacionais em termos de proteção dos direitos humanos;

2. a superioridade dos direitos humanos face aos acordos assinados entre os governos anteriores e a Troika;

3. o uso de coerção por parte dos credores;

4. a imposição de condições que violam de forma flagrante a soberania da Grécia e que violam a sua constituição;

5. o direito internacional autoriza os Estados a tomarem contra-medidas de autodefesa face a atos ilegais ou ilegítimos cometidos pelos seus credores que, deliberadamente, prejudicaram a sua soberania fiscal e obrigaram a assumir uma dívida odiosa, ilegal, ilegítima, que viola o direito à autodeterminação económica e os direitos humanos fundamentais.

Em relação à insustentabilidade da dívida, as autoridades gregas têm legalmente o poder de invocar o principio da necessidade para fazer frente a uma situação excecional, a fim de proteger os interesses essenciais da sua população face a um perigo grave e iminente.

Na situação grega de crise humanitária, o Estado pode ser dispensado de cumprir as suas obrigações internacionais em termos de dívida, porque essa dívida aumenta o perigo existente, como acontece com as dívidas reclamadas pelo Eurogrupo e pelo FMI. Finalmente, os Estados têm o direito de se declararem insolventes, quando a continuação do pagamento da dívida se torna insustentável. Nesses casos, não cometem atos ilegais.

A dignidade do povo grego vale mais do que uma dívida ilegal, ilegítima, odiosa e insustentável.

Eric Toussaint

La levée en masse du peuple grec contre l’austérité

humanite. nao referendo oxi

Malgré le chantage et les menaces d’étranglement financier, les Grecs ont opposé un non retentissant à leurs usuriers, comme les y invitait Alexis Tsipras. « OXI ! » ont-ils dit à toute nouvelle cure d’austérité, malgré la stratégie de terreur choisie par les eurocrates.

grece bandeira

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«Nous sommes venus fêter la victoire du peuple grec, contre les diktats des financiers»

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por GÉRALD ROSSI/ HUMANITE.FR

Photo Gérald Rossi

Photo Gérald Rossi

Place de la République dimanche soir à Paris, quelques milliers de personnes ont manifesté leur solidarité et exprimé leur joie avant même de connaitre les résultats définitifs du référendum. Reportage.
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Pendant que radios et télés bourdonnent encore des résultats du référendum grec, la place de la République à Paris, se remplit. Il est à peine 21h30 ce dimanche 5 juillet, mais la victoire du non, « oxi » en grec, ne fait plus aucun doute. Ça et là des drapeaux se déploient, du PCF, du PG, de Ensemble, mais aussi d’autres organisations qui ne sont pas membres du Front de Gauche, comme le NPA, Attac, etc. Les petits groupes se transforment en petite foule de quelques milliers de personnes. On s’échange les dernières infos. Très vite des slogans sont repris à plusieurs voix comme cette « solidarité avec le peuple grec » qui court la foule comme une ola pas banale.
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« On vient pour fêter la victoire du peuple grec, la victoire du non, mais aussi aussi pour dire à François Hollande qu’il faut entendre ce qu’a dit clairement ce peuple dont la volonté est bien de rester dans l’union européenne mais avec des conditions qui doivent lui permettre de sortir de l’austérité. Lors des négociations à venir, il faut maintenant que la France parle d’une voie originale » résume David Proult, adjoint communiste au maire de Saint-Denis (93) venu avec quelques amis. Ensemble, ils veulent dénoncer « la violence de la campagne des adversaires du non; mais chaque fois que le débat porte sur des questions très sérieuses, c’est le risque. Souvenons nous des débats d’il y a dix ans, lors du référendum français sur le traité européen… »
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Eric est venu « en voisin, du 10e arrondissement » lui aussi pour « fêter la victoire du peuple grec, contre les dictats de la troïka, des financiers. Les grecs nous donnent là une belle leçon de démocratie et de courage ». D’autant plus, ajoute-t-il, « qu’ils ont du faire face à une campagne médiatique hors de propos. C’est bien de la haine de classe qui s’est déversée, en Grèce mais pas seulement… Maintenant il faut espérer que cette première victoire aura des répliques dans des pays comme l’Espagne, l’Irlande, mais aussi chez nous ».
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« C’est un Souffle d’espoir sur l’Europe » confirme Isabelle, venue de Vitry-sur-Seine. « Cette démonstration appelle a beaucoup d’audace chez nous aussi » poursuit-elle. « Et cela doit nous aider a en finir avec les sempiternels discours néo-libéraux selon lesquels les pauvres doivent toujours payer alors que les banques seraient de pauvres victimes … » insiste Sylvestre, un autre parisien.
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Le jour décline mais la foule grandit. Ça et là résonne maintenant l’Internationale. Arrive Jean-Luc Mélenchon, entouré de plusieurs responsables du Parti de Gauche dont Éric Coquerel et Danielle Simonnet. Sans sono, mais avec le relais sonore de militants qui comme lors des meetings populaires du 19e siècle se font portes voix, Jean-Luc Mélenchon note à son tour que les Grecs ont ouvert « une nouvelle page pour toute l’Europe » en dépit «des armes de désinformation massives ».
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Dans la foule, des anonymes circulent avec quelques pancartes bricolées à la va vite; « vive le peuple OXI » proclame l’une, « merci les grecs » affirme une autre, pendant qu’un grand format souhaite « long live the Greek democraty » (longue vie démocratie grecque). « Ce qui se passe là ce soir et en Grèce est simplement génial » souligne Theodoulitsa affirmant: « nous avons voté contre les politiques d’austérité. C’est un mouvement populaire qui ne fait que commencer ». Et comme le dit ce jeune homme venu les mains dans les poches, « sans carte d’adhérent, car je ne me retrouve pas complètement dans aucun des partis depuis quelques temps, ce qui s’est passé redonne des envies de bouger… »

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L’οχι grec ou le retour du peuple en Europe

lefigaro.750

Par Alexis Feertchak/ Figaro

Ce dimanche, à l’occasion du référendum en Grèce où les sondages donnaient le «oui» et le «non» au coude-à-coude, les partisans du «non» l’ont emporté à une écrasante majorité (plus de 61%).

OXI referendo grécia

En avril 2012, Georges Moustaki éructait dans le Huffington Post: «J’espère que la Grèce va foutre le bordel. Ma sympathie va à cette attitude de contestation parce que ce n’est pas le peuple qui a créé la crise. Or, on lui fait en porter le poids. Finalement, c’est lui qui a le sens civique le plus développé, pas ceux qui veulent se conformer aux directives bruxelloises. Que le gouvernement grec ouvre grand ses yeux et ses oreilles».
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De façon posthume, le pâtre grec, qui s’est éteint l’année suivante, a été écouté: le Premier ministre Alexis Tsipras, dans un geste tout gaullien, a décidé de laisser le dernier mot au peuple et de remettre ainsi son mandat en jeu. Pari gagné largement, malgré les pressions européennes et médiatiques pour empêcher la victoire du «non», mais à quel prix?
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Le masque des institutions européennes tombe lourdement


L’ «οχι» grec de ce 5 juillet, lointain écho des «non» français et hollandais de 2005, force aujourd’hui l’Union européenne – et spécialement sa composante qu’est l’Union économique et monétaire de la zone euro – à révéler le rapport politique sous lequel elle entend placer les peuples et les nations d’Europe. Et une fois le masque tombé, le visage de l’Union n’est pas beau à voir. C’est le grand mérite d’Alexis Tsipras et de son ministre Yanis Varoufakis d’avoir forcé l’Eurogroupe – l’embryon de gouvernement de la Zone Euro – à dévoiler son fonctionnement au grand jour, loin des réunions informelles et feutrées auxquelles ce club ministériel était habitué. Cette révélation du vrai visage des institutions européennes est sans conteste l’une des premières leçons à retenir du référendum grec.
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Les Grecs, eux, ont consacré le fait que ce sont les peuples qui ont le dernier mot, et non les traités européens, qui valent tant que les peuples leur accordent leur onction.
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Le référendum, que le gouvernement Papandréou n’avait pas eu le courage de mener jusqu’à son terme en 2011, rappelle aussi aux zélotes de la Troïka européenne que la souveraineté appartient aux peuples, qu’elle ne saurait devenir «limitée» comme aux temps soviétiques de Léonid Brejnev. A ce titre, il faut bien mesurer que les Grecs ont donné l’estocade à Jean-Claude Juncker, qui avait déclaré sans sourciller qu’ «il ne pouvait y avoir de choix démocratique contre les traités». L’ancien Premier ministre luxembourgeois, aujourd’hui président de la Commission européenne, découvre ce 5 juillet 2015 que certains pays ne sont pas seulement peuplés de banquiers. Les Grecs, eux, ont consacré le fait que ce sont les peuples qui ont le dernier mot, et non les traités européens, qui valent tant que les peuples leur accordent leur onction.
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Le 3 août 1968, à Bratislava, lors d’une réunion du Pacte de Varsovie, le premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique introduisait par les mots qui suivent la «doctrine Brejnev» de la souveraineté limitée: «Chaque parti communiste est libre d’appliquer les principes du marxisme-léninisme et du socialisme dans son pays, mais il n’est pas libre de s’écarter de ces principes s’il entend rester un parti communiste. […] L’affaiblissement d’un maillon quelconque du système socialiste mondial affecte directement tous les pays socialistes, et ils ne sauraient y rester indifférents». Il fallut attendre 1988 pour que Mikhaïl Gorbatchev déclare que «la liberté de choix est un principe universel».
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Certes, les chars n’ont pas été envoyés à Athènes pour faire respecter la règle d’or budgétaire comme à Varsovie en 1968. Mais ces quelques lignes de Brejnev, si l’on se place, non à l’échelle du contenu idéologique, mais à celle de la structure de l’organisation décrite, sont du Jean-Claude Juncker dans le texte, lequel pourrait très bien déclarer: «Chaque Etat membre est libre d’appliquer les principes du droit de l’Union européenne dans son pays, mais il n’est pas libre de s’écarter de ces principes s’il entend rester un Etat membre. […] L’affaiblissement d’un maillon quelconque du système européen affecte directement tous les pays européens, et ils ne sauraient y rester indifférents». On voit bien les dérives possibles d’un tel discours dès lors que les principes européens s’appliquent erga omnes sans que les peuples souverains ne puissent rien y redire.
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Par leur vote, les Grecs ont révélé au grand jour l’aberration d’une telle conception de l’Europe, non soluble dans la démocratie et nécessairement autoritaire à l’égard des parties qui la composent, les Etats membres.

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Une victoire à la Pyrrhus pour la Grèce?
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D’aucuns considèrent déjà que ce succès du gouvernement d’Alexis Tsipras n’est qu’une victoire à la Pyrrhus pour la Grèce, que, par l’expression de sa colère, elle vient en réalité de s’expulser elle-même de la zone euro et de se tirer une balle dans le pied.
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Pourtant, dans la mesure où les traités sont muets sur ce point, personne ne peut en principe forcer la Grèce à quitter la zone euro ; elle seule peut décider souverainement d’une telle sortie. Lors, pourquoi a-t-on répété depuis une semaine que, alors même que le gouvernement et le peuple grecs ne le souhaitaient pas, un vote négatif entraînerait inévitablement un Grexit?
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Il faut bien comprendre qu’il s’agirait d’un Grexit de facto et non de jure – en tout cas tant que la Grèce ne le décidera pas d’elle-même. Comme Jacques Sapir ou d’autres économistes l’ont bien expliqué, d’une part, en renvoyant illégalement Yanis Varoufakis de l’Eurogroupe, la Grèce a été de fait suspendue de son appartenance à la zone euro. D’autre part, la Banque centrale européenne tient le robinet des liquidités de la zone euro via les prêts ELA qu’elle accorde aux banques: si elle coupe le robinet, ce qu’elle fait déjà en partie, les Grecs n’auront plus de liquidités et n’auront d’autre choix que de créer une nouvelle monnaie, parallèle, pour assurer ses besoins monétaires. C’est par ce dernier élément que la Grèce, si la Banque centrale européenne le voulait, pourrait être entrainée plus ou moins brutalement vers un grexit.
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Dans une tribune au magazine Forbes, Frances Coppola a très justement analysé les enjeux politiques d’un tel Grexit: en réalité, dans la mesure où la BCE restreint ses prêts ELA aux banques hellènes, tout se passe comme si la Grèce utilisait aujourd’hui l’euro comme une «monnaie étrangère» et non comme une «monnaie souveraine». Pis, dans la mesure où la souveraineté monétaire appartient exclusivement à la BCE, en réalité l’ensemble des pays membres de la zone euro utilisent ce dernier comme une monnaie étrangère. Ce que la crise grecque ajoute – et qui fait bien penser à un coup d’Etat financier – c’est que la BCE gère aujourd’hui les liquidités d’un pays membre de l’euro, non en fonction des besoins de ce dernier, mais parce qu’elle n’apprécie pas la politique économique dudit pays. C’est probablement la première fois qu’une telle chose se passe aussi ouvertement au sein d’une union monétaire. L’éditorialiste financière précise bien que le Grexit n’est pas «un événement, mais un processus», qu’il est d’ores et déjà engagé et que le référendum ne fait en somme que l’accélérer.
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Dès lors, le référendum n’est pas une victoire à la Pyrrhus pour les Grecs: au contraire, là encore, il a la vertu de mettre en lumière les agissements économiquement violents et politiquement douteux de l’union économique et monétaire, la zone euro, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Les Grecs avaient le choix entre souffrir sous tutelle et souffrir librement: le bon sens s’est exprimé. Si les prochaines années seront rudes, elles l’auraient été dans tous les cas.
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L’ «οχι» grec, une opportunité pour l’Europe

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Le pari d’Alexis Tsipras repose maintenant sur la réaction des institutions européennes et surtout de l’Allemagne face à l’ «οχι» lancé d’Athènes. Vont-ils acter définitivement la poursuite du Grexit, affermir encore la politique de la BCE et expulser manu militari la Grèce hors de l’Europe? Dans cette partie d’échec, le Premier ministre grec peut compter sur le soutien moral du pape François et surtout sur celui de Barack Obama, plus pratique, qui craint légitimement que la Grèce, sortie de l’euro, ne se jette dans les bras des BRICS, en particulier de la Russie et de la Chine.
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Jusque-là, en revanche, il n’a pas pu compter sur le soutien du président François Hollande, dont le mutisme, entrecoupé de propos rassurants sitôt contredits par les faits, est pour le moins inquiétant. C’est bien dommage, d’autant que François Hollande, en 2012, en souhaitant renégocier le Pacte budgétaire européen (TSCG) n’était pas dans une logique si éloignée de celle d’Alexis Tsipras, modulo la différence objective de situation économique entre la Grèce et la France. Mais depuis le discours du Bourget, les élans hollandiens ont perdu en intensité.
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En un sens, la Grèce, dont la dette publique atteint 170% de son PIB, est un peu à l’avant-garde des pays européens et elle éclaire surtout ce qui pourrait advenir pour eux demain. Quand ces pays, dont la France, seront sous la coupe de la Troïka et de ses méthodes musclées, les gouvernements changeront peut-être d’avis sur ce «populiste» de Tsipras et lui envieront in petto son courage et sa droiture.
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Au fond, même le FMI l’avoue à mi-mot aujourd’hui, sans aller jusqu’à «annuler la dette grecque» dans sa totalité comme le prône l’économiste hétérodoxe Steve Keen, il faudra bien a minima la restructurer en profondeur.
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Mais la chancelière Angela Merkel et son ministre Schaüble mettent leur strict véto à une telle hypothèse. Ils l’ont encore dit derechef après les résultats de la victoire d’ «οχι»: les négociations ont peu de chance de reprendre. C’est pourtant en s’opposant à cette absurde rigueur germanique, condamnée aujourd’hui par les économistes de toutes origines, que la France pourrait jouer un rôle historique en mettant au calendrier du Conseil européen le projet d’une restructuration concertée, non pas seulement de la dette grecque, mais de l’ensemble des dettes souveraines de la zone euro.
Ceci d’autant plus que la perspective d’un Brexit (cette fois-ci la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne) est l’occasion inespérée de soutenir le Premier ministre britannique David Cameron dans sa volonté de renégocier l’ensemble des traités européens, de les alléger et de réduire enfin le déficit démocratique grandissant d’une Europe qui ne tient plus compte de la souveraineté de ses peuples.
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N’est-ce pas finalement la grande vertu du référendum du 5 juillet et de l’ « οχι » grec que de signer en Europe le retour des peuples et des passions démocratiques?
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Bien des commentateurs ont voulu faire de la Grèce une simple affaire de gros sous entre des créanciers spoliés et des paresseux inaptes à rembourser leurs dettes ; combien se sont moqués d’Alexis Tsipras en prédisant qu’il se plierait dès les premiers jours aux injonctions européennes, comme l’avaient fait ses prédécesseurs. Dans De l’esprit des lois, Montesquieu écrivait que «les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient d’autre force qui pût le soutenir, que celle de la vertu. Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses».
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N’est-ce pas finalement la grande vertu du référendum du 5 juillet et de l’ «οχι» grec que de signer en Europe le retour des peuples et des passions démocratiques? A bien y regarder, le «bordel foutu par la Grèce», pour reprendre l’espoir de Georges Moustaki, pourrait être une occasion inespérée pour l’Europe. Malheureusement, si Alexis Tsipras a su mener jusqu’au bout son élan gaullien, il faudrait que la France fût capable d’un geste analogue pour rééquilibrer le couple franco-allemand. L’espoir est ténu.

RELEVANTE CONVOCATORIA EN LAS URNAS PARA EL FUTURO EUROPEO. Una multitud celebra el resultado, que supone un desafío a Europa de consecuencias imprevisibles

elperiodico. referendo Grécia

por MARC MARGINEDAS/ El Periódico/ Es/ ATENAS

«Por primera vez en cinco años me siento orgullosa de ser griega». Junto con un grupo de amigas, Katerina Gardouni se había acercado anoche hasta la plaza Syntagma, frente al Parlamento griego, para celebrar con cánticos y bailes, hasta bien entrada la madrugada, el masivo rechazo de los votantes a los planes de rescate planteados por los acreedores. Y sus palabras, cargadas de grandes dosis de pundonor, parecían resumir el ánimo mayoritario con el que los ciudadanos griegos acudieron ayer a su cita con las urnas.

Partidarios del 'Oxi' ('no') agitando sus banderas, este domingo, delante del Parlamento griego.

Partidarios del ‘Oxi’ (‘no’) agitando sus banderas, este domingo, delante del Parlamento griego.

Porque con casi el 100% de los sufragios escrutados, el rechazo a las condiciones de rescate ofrecidos por el Fondo Monetario Internacional (FMI) y la UE recabó un 61% de los votos, más de 20 puntos por encima de quienes depositaron la papeleta en favor del sí. Las predicciones que habían realizado muchos observadores en la víspera, que hablaban de un resultado muy ajustado y un país partido en dos, se convirtieron en agua de borrajas en cuanto comenzaron a difundirse los primeros resultados. El electorado del país heleno, hastiado, humillado y exhausto tras un lustro de recortes en el que se ha reducido en un 30% el tamaño de su economía, ha querido enviar una potente señal de apoyo al Ejecutivo izquierdista de Syriza en su pulso con Bruselas.

El resultado del referéndum hace entrar a Grecia en aguas desconocidas. Después de haberse convertido, el martes, en la primera nación industrializada en incurrir en el impago de un vencimiento de deuda al FMI, con los bancos cerrados y en respiración asistida gracias a las inyecciones de líquidez procedentes del Banco Central Europeo, además de restricciones monetarias en las retiradas de efectivo en los cajeros automáticos decretadas por el Gobierno, las próximas horas van a ser cruciales para determinar el rumbo que seguirán los acontecimientos. Por lo pronto, el ministro de Finanzas, Yannis Varoufakis, tenía previsto reunirse anoche mismo con los principales banqueros del país y con el Ministro de Estado con una sola prioridad: «restaurar la liquidez» en la banca.

Las autoridades griegas solicitaron ayer mismo al BCE que incremente la línea de crédito de emergencia que mantiene a los bancos del país a flote, y para ello está convocada una reunión por teleconferencia, cuyo resultado dará una primera pista de la respuesta que pretenden dar la Unión Europea al resultado del referéndum griego.

TRIUNFO DE TSIPRAS Y VAROUFAKIS / Los dos triunfadores de la jornada de ayer son claramente Alexis Tsipras, primer ministro griego, y Yannis Varoufakis, ministro de Economía y Finanzas. Este último había elevado el tono de sus acusaciones en los últimos días a sus oponentes en la mesa de negociación, llegándolos a acusar de «practicar el terrorismo». Ayer, en cambio, ofreció una mano tendida a los negociadores europeos en sus primeras declaraciones tras hacerse público el triunfo del no.

En similares términos se expresó Tsipras en una alocución por televisión. «Soy consciente de que no me habéis dado un mandato de romper con Europa, sino de reforzar nuestra posición negociadora». El intercambio de acusaciones y reproches durante esta tensa semana para Grecia hará, sin duda, muy complicadas la recuperación de la confianza para un eventual reinicio de la negociación, si es que lo hay.

Preparando las próximas etapas en el toma y daca con los socios europeos, ayer ya se filtró a la prensa que Tsipras había hablado por teléfono con el presidente francés François Hollande, partidario de una línea de actuación hacia Grecia mucho más sosegada que la cancillera alemana. No obstante, incluso Berlín había dado muestras de suavizar su férrea posición durante el fin de semana, después de que el ministro de Finanzas alemán, el halcón Wolfgang Schaüble, declarara a The Guardian que no se podía dejar a Grecia «en la estacada» en el caso de que el resultado del referéndum fuera negativo.

Eso sí, la amplitud de la victoria de los postulados de Tsipras desarboló por completo a la oposición proeuropea en Grecia, en especial al partido conservador Nueva Democracia de Andonis Samarás. Este, convertido en la cabeza visible de la campaña en favor del sí, dimitió en cuanto se difundieron los resultados.

Varoufakis dimite para ‘ayudar’ a Tsipras y facilitar las negociaciones

* ‘Llevaré el odio de lo acreedores con orgullo’

* ‘En la izquierda sabemos cómo actuar de forma colectiva’

* ‘Soy consciente de que no quieren que esté presente en las próximas negociaciones’

* Varoufakis se mantendrá en el equipo que negocia con los acreedores

elmundo. Grécia não a Europa referendo

por IRENE HDEZ. VELASCO/ El Mundo/ ES/ Enviada Especial Atenas

El ministro de Economía griego, Yanis Varoufakis, ha anunciado a través de su blog que presenta su dimisión en un intento por “ayudar a Alexis Tsipras” en la negociación con la Troika. “Considero que es mi deber ayudar a Alexis Tsipras a explorar, a su antojo, la decisión que el pueblo griego nos otorgó ayer mediante referéndum”, afirma Varufakis.

Bajo el título ‘Ministro no más’ (Minister No More!), el hombre al que se le ha considerado el azote en las negociaciones con el Eurogrupo y la Troika ha decidido que lo mejor es marcharse después de que “fuera consciente” de que tras el referéndum, había cierta “preferencia” por parte de “algunos participantes del Eurogrupo”, y “algunos otros”, a que él no estuviera presente en las próximas reuniones que se celebrarán para lograr un acuerdo.

Algo con lo que el primer ministro griego, Alexis Tsipras, está de acuerdo, según ha confirmado Varoufakis. “Por esta razón me voy del Ministerio”. Aun así, Varoufakis se mantendrá dentro del equipo negociador del Gobierno heleno con sus acreedores, según ha confirmado Stavros Karagounis, asesor del primer ministro.

“Como todas las luchas por los derechos democráticos, esta negativa histórica del ultimátum formulado el 25 de junio por el Eurogrupo llega con un gran coste asociado”, ha manifestado.

“Llevaré con orgullo el odio de los acreedores”, asegura Varufakis que a la vez se felicita por la victoria del ‘no’ en el referéndum de este domingo. Un referéndum “que se quedará en la historia como un momento único de cuando una pequeña nación europea se levantó contra la esclavitud de sus deudas”.

El ya ex ministro griego expresa su total apoyo al Gobierno de Tsipras y al que vaya a ser el nuevo ministro de Finanzas heleno. “En la izquierda sabemos cómo actuar de forma colectiva sin importar los privilegios del cargo. Apoyaré totalmente al primer ministro Tsipras, al nuevo ministro de Finanzas y a nuestro Gobierno”, ha recalcado.

Y advierte de que ésto es sólo el inicio. “El esfuerzo sobrehumano para honrar a los valientes de Grecia, y a su famoso OXI, que es para todos demócratas del mundo, acaba de empezar”.

El caballo de Troya de Tsipras

Varoufakis se convirtió desde la llegada de Syriza al Gobierno griego en el adalid de la lucha helena por mantenerse firmes ante las exigencias de Europa para pagar la deuda de casi 30.000 millones de euros que tiene con el FMI (el día 30 de junio tenía que abonar 1.600 millones y no lo hizo).

Era el caballo de Troya que entraba en las reuniones del Eurogrupo manteniéndose firme a sus ideales económicos pero sin abandonar su sonrisa ni dejase amedrentar.

Y es que Varoufakis no es un político, ni mucho menos. Este “marxista liberal” es un reputado economista, especializado en la ‘teoría de juegos’: el estudio de la toma de decisiones estratégicas. Entró en la política por sus dotes académicas. Primero como asesor del socialdemócrata George Papandreu, entre 2004 y 2006.

Después llegaría el rescate de la temida Troika (240.000 millones de deuda), la oleada de recortes sociales, el terremoto político con la entrada en escena de Syriza, el miedo a no llegar a los pagos, la presión de Europa, del FMI, del BCE…

Su plan maestro

Tras un verano con Tsipras, Varoufakis se convirtió en la voz de la línea populista que defendía el partido. Eso y el ‘plan maestro’ ideado por el ex ministro para acabar con las crisis económica hicieron que Tsipras cargara sobre las anchas espaldas de Varoufakis todo el peso del rescate y del futuro económico de Grecia.

La idea de Varoufakis no era otra que la UE absorbiera la deuda de los países más débiles del Continente mediante una unión fiscal más intensa. Una idea sencilla que se convirtió en la base del programa de Syriza.

Su figura fue ganando cada vez más adeptos y sus ideas también hasta convertirle en el diputado más votado del Parlamento griego en las pasadas elecciones de enero. Varoufakis defendió frente a todos y ante todos que Grecia no podía hacer frente a una deuda pública insostenible.

Exigió a los acreedores de Grecia renegociar esa deuda, sobre todo cuando los propios informes de la Troika señalan que esa deuda es imposible de pagar. Y, por supuesto, se creó tantos enemigos, que ahora, en un acto que se podría considerar una lección de patriotismo, decide marcharse y dejar el camino libre a Tsipras para que no haya ningún escollo en la negocación.

CRISTINA DE ROJAS (Vídeo)

¡OXI! Grecia dice NO a la austeridad impuesta por la Troika con más de un 61% de los votos

Con más de la mitad de los votos escrutados y un margen de error que no excede el 5%, el No se impone en Grecia por más de 20 puntos de diferencia a pesar del ajustado resultado que vaticinaban las encuestas en la practica totalidad de los sondeos ofrecidos por los medios de comunicación. El desenlace parece mostrar que no existió la recuperación y remontada que dejaron los últimos sondeos en 44,1% para el Sí y 43,7% No.

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Con el 53,28%% de los votos escrutados, continúa la victoria del NO. El 61.25% de los votantes ha elegido la papeleta del No mientras que el 38.75% han elegido el SÍ.

Pasada la mitad del escrutinio se anuncia una victoria espectacular para Alexis Tsipras, quizá muy por encima de sus propias expectativas y de lo que indicaban los sondeos. Desde poco más del 5% del escrutinio, el No ha alcanzado el 61% y no ha bajado de ahí. Los griegos han votado contra el memorándum de la troika, por lo que el gobierno de Tsipras sale reforzado en su postura de reestructuración y quita de la deuda, que se eleva al 177% del PIB.

El gobierno de la izquierda radical de Syriza planteó una consulta ante la abusiva propuesta de los acreedores hace una semana. A pesar de las molestias que ocasionaron los bancos cerrados, del cierre de capitales tras cortar la liquidez el Banco Central Europeo a las 24 horas de anunciar el referéndum, de la inquietud inducida por la presión a la ciudadanía y una campaña basada en el miedo desde todos los altavoces de los grandes grupos mediáticos europeos, el pueblo griego dice NO a la Troika y al chantaje de los recortes como exigencia para obtener financiación.

La división del pueblo griego en dos mitades basada en falsos sondeos se torna en una amplia mayoría de griegos contra las políticas neoliberales de austeridad.

Las negociaciones deberían continuar con un acuerdo entre Grecia y las instituciones europeas que podría concretarse en los próximos días con un gobierno griego que sale fortalecido por el respaldo de sus ciudadanos.

La nueva propuesta griega se basará en un informe del propio FMI, que no recibió un tramo vencido de la deuda de 1.500 millones de euros, y que reconoce que la deuda es insostenible porque solo el pago de los intereses ahoga la economía. El ejecutivo de Tsipras también pedirá una ampliación del límite de la línea de asistencia de liquidez de emergencia (ELA, por sus siglas en inglés) del Banco Central Europeo.

Ningún miembro del gabinete o del gobierno griego ha mencionado la salida de Grecia del euro o de la Unión Europea, tampoco la emisión de una nueva moneda o el regreso al Dracma.

El ministro de Finanzas griego, Yanis Varoufakis, ha afirmado en rueda de prensa: “el pueblo griego ha dicho no a cinco años de hipocresia, no a los nuevos recortes a los más pobres y sí a las reformas verdaderas que pongan fin a esta austeridad. Este era el objetivo claro de la negociación (…) El ’no’ de hoy es un gran sí a una Europa democrática que fortalece la protección que Grecia da a su pueblo”, ha argumentado. “A partir de mañana, Europa, cuyo corazón late esta noche en Grecia, comenzará a curar sus heridas (…) Durante cinco meses, los acreedores han rechazado una negociación sustancial, han impuesto el cierre de los bancos y planificado nuestra humillación” ha concluido. In tercerainformacion.es

PORTUGAL Manifestação de Apoio ao Povo Grego – OXI, OXI, OXI!

Manifestação de solidariedade em Lisboa

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A manifestação de apoio ao povo grego juntou este sábado mais de mil pessoas. O cortejo partiu do Príncipe Real para o Largo Jean Monnet, onde se encontra a representação da UE em Portugal. “O combate que hoje se vive é pela própria Democracia e pela Europa e nós escolhemos a solidariedade com o povo grego e a Europa dos povos e não a da dívida e dos mercados”, diz o texto que convocou a manifestação. A porta-voz do Bloco, Catarina Martins, e o líder parlamentar Pedro Filipe Soares também marcaram presença nesta ação de solidariedade em Lisboa. Veja

Fotos de Paulete Matos

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A abdicação da democracia

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Os gregos estão a ser punidos por terem tido um atrevimento intolerável: acreditaram na possibilidade de combinar Europa e democracia.

 Artsenal

Artsenal

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por José Soeiro

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“A inflexibilidade negocial de Bruxelas, e os sucessivos “diktats” de Berlim, mostram que a U.E. passou a ser ‘uma ditadura sobre democracias’. (…) É difícil de acreditar que em todas as reuniões de Bruxelas o resultado tenha sempre sido de 18-1. Onde estão os moderados? Onde os membros da Internacional Socialista? Onde os poucos Democratas Cristãos que ainda restam?

As palavras são de Freitas do Amaral, numa sessão realizada ontem à noite. E assinalam uma perplexidade que é cada vez mais ampla. Se há coisa que ficou clara nos últimos dias foi que as instituições europeias nunca procuraram verdadeiramente nenhum acordo para a Grécia. O que está em causa não é encontrar uma solução que seja aceitável por ambas as partes. Do que se trata é de procurar substituir um Governo eleito que teve a ousadia de desafiar a atual doxa europeia. O valor do desacordo inultrapassável, dizem-nos, é de 600 milhões de euros. Ou seja, uma migalha no orçamento europeu (uma migalha, até, para o orçamento português). Não é pois por coisa tão pouca que não se alcança um acordo. É uma razão política mais profunda: Berlim e Bruxelas não toleram que haja um governo que tem outras soluções. Por isso entraram em campanha – usando todas as armas e em força.

Em primeiro lugar, a chantagem financeira. A decisão do Banco Central Europeu de fechar a torneira e de pôr em causa a liquidez dos bancos, obrigando ao controlo da fuga de capital e às limitações nos multibancos, é uma medida puramente política. Nunca essa decisão foi tomada relativamente à Irlanda e a Portugal. Por uma razão simples: eram governos “amigos”. O objetivo é por isso criar um clima de medo para condicionar o referendo. O que torna explícito que as instituições europeias se tornaram facilitadores dos governos de direita e mecanismos de embargo a qualquer projeto alternativo.

Em segundo lugar, a comoção seletiva. O que dizer do coro de comentadores e responsáveis políticos que se mostram condoídos com o facto de os gregos só poderem levantar 60 euros por dia nas caixas multibanco (ou seja, 1.800 euros por mês em dinheiro de bolso, porque todas as operações e pagamentos multibanco se mantêm) quando, ao mesmo tempo, defendem que é obrigatório cortar as pensões que já foram reduzidas em 62%? A comoção pública é assim um biombo da hipocrisia: onde estava ela, afinal, quando os gregos faziam fila para a sopa dos pobres ou para as clínicas solidárias improvisadas, depois de os planos de austeridade terem condenados milhares à pobreza e terem expulsado 3 milhões do acesso a cuidados de saúde?

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Vários prémios Nobel da economia, como Stiglitz e Krugman, têm explicado que a proposta das instituições é inaceitável precisamente porque vai prolongar a miséria e por isso apelam ao não no referendo

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Em terceiro lugar, a distorção. Nas televisões, sucedem-se reportagens sobre a miséria na Grécia, que sugerem que esse é o “país” criado pelo Syriza, cujo governo tem meia dúzia de meses. Curioso não apresentarem essa miséria como o resultado de anos de austeridade, ou seja, da aplicação da receita na qual as instituições insistem agora e que o Governo grego procura evitar. Vários prémios Nobel da economia, como Stiglitz e Krugman, têm explicado que a proposta das instituições é inaceitável precisamente porque vai prolongar a miséria e por isso apelam ao não no referendo. Krugman classificou mesmo o comportamento dos governos e credores como “um ato de loucura monstruosa”.

Por último, a manipulação. Continua a dizer-se que os gregos “já receberam muito dinheiro” da Europa e que não quiseram é fazer reformas. Não vale a pena perder demasiado tempo a argumentar. Um gráfico da TVI, a partir de dados do Financial Times, tem desmentido essa narrativa enganadora: dos 240 mil milhões recebidos pela Grécia, só 10% foi dinheiro disponível para o Governo grego. 90% foi para ajudas aos bancos e para pagar juros à Alemanha e à França.

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Dos 240 mil milhões recebidos pela Grécia, só 10% foi dinheiro disponível para o Governo grego. 90% foi para ajudas aos bancos e para pagar juros à Alemanha e à França

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Quando, em 1957, foi debatido o tratado de Roma que criava o mercado comum europeu, o socialista francês Mendès-France (primeiro-ministro nos anos 50), dizia na Assembleia Nacional: “a abdicação da nossa democracia pode ser conseguida de duas formas. Pelo recurso a uma nova ditadura interna pela concentração de todos os poderes num homem providencial, ou pela delegação desses poderes a uma autoridade externa, a qual, em nome da técnica, exercerá na realidade o poder político. Porque em nome de uma economia saudável facilmente irá impor uma política orçamental, social e finalmente uma ‘política’ no sentido mais abrangente do termo, nacional e internacional”.

Na verdade, é isso que se está a passar. Há um ultimato financeiro para derrotar qualquer vislumbre democrático. Os gregos estão a ser punidos por terem tido um atrevimento intolerável: acreditaram na possibilidade de combinar Europa e democracia.

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Políticas de ajuste, préstamos condicionados y memorándum comunitarios se constituyen como armaduras jurídicas que obligan a los Estados a cometer actos ilícitos

Las responsabilidades del Banco Mundial, el FMI, la Comisión Europea y el BCE

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por Juan Hernández Zubizarreta y Pedro Ramiro*

Las políticas de las instituciones internacionales económico-financieras han provocado impactos muy importantes sobre los derechos de las mayorías sociales. Y es que, a lo largo del planeta, los programas de ajuste estructural del Banco Mundial y el Fondo Monetario Internacional (FMI) han vulnerado los derechos humanos de manera sistemática. Así, después de varias décadas de reformas neoliberales, las condiciones sociales y ecológicas de los países afectados son demoledoras: el derecho a la educación, a la salud, a la alimentación, a la vivienda, al empleo y al medio ambiente se encuentran en peor situación que al inicio de su aplicación. Además, el Derecho Internacional de los Derechos Humanos y las normas constitucionales también se han visto modificadas.

La pérdida de competencias estatales, la expansión y consolidación de las empresas transnacionales, la creación de una red formal e informal de normas y prácticas jurídico-económicas de organismos multilaterales como el FMI y el Banco Mundial han servido para establecer una lex mercatoria de gran fortaleza jurídica, convirtiendo a las grandes corporaciones en agentes claves de la economía mundial y del capitalismo global. Y las multinacionales han sido las principales beneficiarias de las políticas diseñadas por estas organizaciones internacionales, que han actuado contra los intereses de los pueblos y de las personas.

La extinta Troika —compuesta por la Comisión Europea, el Banco Central Europeo (BCE) y el FMI— ha aprobado planes de ajuste vinculados a medidas de austeridad que han destruido la vida de miles de personas y han generado auténticas crisis humanitarias. El caso de Grecia es paradigmático: aumento de la pobreza y del número de familias sin hogar; desmantelamiento de las estructuras de salud pública y mercantilización de la misma, provocando la disminución de la esperanza de vida en dos años, tres millones de personas sin cobertura de seguridad social, miles de mujeres sin derecho a la prevención de cánceres de mama y la eliminación de la salud reproductiva; aumento de la mortalidad de los recién nacidos y ausencia de vacunas para quien no puede pagarlas; incremento de la cifra de suicidios; empobrecimiento generalizado de la población…

Ante estos hechos —avalados por informes de organizaciones no gubernamentales, relatores de Naciones Unidas y diferentes comités sobre los pactos internacional de derechos humanos—, ¿qué responsabilidad tienen las instituciones mencionadas? Entendiendo que el debate no debe, en ningún caso, centrarse exclusivamente en los deberes del Estado, defendemos que estas organizaciones económico-financieras también tienen responsabilidades internacionales, pese a los intentos de blindarlas en la más absoluta impunidad.

Dicha responsabilidad se articula en torno al Derecho Internacional de los Derechos Humanos que se vertebra sobre la Declaración Universal de los Derechos Humanos, junto con el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, el Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales (DESC) y sus Protocolos Facultativos —que forman la Carta Internacional de Derechos Humanos—, así como sobre las declaraciones, directrices, observaciones y principios adoptados en el plano internacional.

El sistema de fuentes del Derecho Internacional viene recogido en el artículo 38 del Estatuto de la Corte Internacional de Justicia y está constituido por las convenciones internacionales —generales o particulares—, la costumbre internacional, los principios generales del Derecho reconocidos por los sistemas jurídicos del mundo, en tanto fuentes principales y creadoras de las normas jurídicas, y las decisiones judiciales y las doctrinas de los juristas de mayor competencia, en tanto fuentes auxiliares y de interpretación de las normas existentes. En Derecho Internacional la costumbre tiene el mismo valor jurídico que los tratados internacionales y el derecho consuetudinario está en vigor y es obligatorio. La Carta Internacional de Derechos Humanos forma parte del mismo y es una norma imperativa —o de ius cogens— que encarna y protege intereses esenciales de la comunidad internacional.

De ahí que el Banco Mundial, el FMI, la Comisión Europea y el BCE tengan la obligación de respetar las normas internacionales sobre los derechos humanos. Como personas jurídicas, las instituciones internacionales económico-financieras deben ser jurídicamente responsables, así como los integrantes de los órganos que tomen sus decisiones, por las violaciones que cometan o ayuden a cometer —por acción u omisión— de los derechos civiles, políticos, sociales, económicos, culturales y medioambientales.

La responsabilidad de estas organizaciones internacionales se regula de manera específica en el Tratado del Espacio de 1976 —ratificado por más de cien Estados— y en el proyecto que la Comisión de Derecho Internacional presentó en 2011 ante la Asamblea General de la ONU. “Una organización internacional incurre en responsabilidad internacional”, se dice en este último, “adoptando una decisión que obliga a Estados miembros a cometer un hecho que sería internacionalmente ilícito”, o bien, “autorizando a Estados miembros a cometer un hecho que sería internacionalmente ilícito”. En este sentido, las políticas de ajuste, los préstamos condicionados y los memorándum comunitarios se constituyen como armaduras jurídicas que obligan a los Estados a cometer actos ilícitos. Y sus responsables son el Banco Mundial, el FMI, la Comisión y el Banco Central Europeo.

Junto a ello, la violación de una norma internacional y la atribución de dicha conducta ilícita a una organización internacional da lugar a las correspondientes responsabilidades civiles y penales, lo que a su vez conlleva diferentes formas de reparación: la restitución, la indemnización y la satisfacción. Como afirma Javier Echaide, jurista y miembro de ATTAC Argentina, “una forma posible de esta restitución podría ser que los organismos que impulsan el ingreso y egreso irrestrictos de capitales sin regulación y amparados por los Tratados Bilaterales de Inversiones, o las oleadas privatizadoras a condición del otorgamiento de préstamos, debieran financiar los posibles costos de una desprivatización, es decir, retrotraer el estado de cosas al momento en que comenzaron los hechos causales que terminaron en una violación de los derechos humanos”.

Las instituciones económico-financieras no escapan a esta tipificación y, por tanto, deben responder por los daños causados. Es decir, tienen la obligación de restituir e indemnizar a los pueblos afectados por sus políticas, contrarias al sistema internacional de derechos humanos.

Existe, al mismo tiempo, una manifiesta responsabilidad penal de estas instituciones. Por eso pensamos que, en esta dirección, resulta urgente aprobar la tipificación de crímenes económicos internacionales: las prácticas de las instituciones internacionales económico-financieras —y de las personas físicas responsables de ellas— que cometan actos o actúen como cómplices, colaboradores, instigadores, inductores o encubridores y que violen gravemente los derechos civiles, políticos, sociales, económicos, culturales y medioambientales pueden ser tipificadas como crímenes internacionales de carácter económico; el elemento internacional se configura cuando la conducta delictiva afecta a los intereses de la seguridad colectiva de la comunidad internacional o vulnera bienes jurídicos reconocidos como fundamentales por esta.

En este mismo momento, no obstante, algunas de las políticas aprobadas por las instituciones económico-financieras —incluidas las que componían la Troika— pueden ser consideradas como crímenes contra la humanidad tipificados en el Estatuto de la Corte Penal Internacional. Ya existen indicios, pruebas y base normativa suficiente para demandar a las personas físicas responsables —los miembros del Consejo Europeo, los presidentes y primeros ministros de la UE y el presidente de la Comisión, del consejo de administración del FMI, del Banco Mundial y del consejo de gobierno del BCE— ante la Corte Penal Internacional.

Como puede verse, son diversas las alternativas existentes para exigir responsabilidades civiles y penales a las instituciones internacionales económico-financieras y a sus máximos responsables. Lo que no es admisible es que planes tan destructivos como los que han venido impulsando puedan quedar impunes. Porque, al fin y al cabo, sus políticas económicas son verdaderos crímenes internacionales.

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Governo grego rejeita FMI e órgãos europeus como interlocutores

“Não estamos dispostos a trabalhar com uma comissão que não tem razão de ser”, afirma ministro das Finanças após se reunir com representante de autoridades financeiras europeias da ‘troika’

 

O presidente do Eurogrupo, Jeroen Dijsselbloem (à esq.), e o ministro grego das Finanças, Yanis Varoufakis, na sexta-feira em Atenas. / KOSTAS TSIRONIS (REUTERS)

O presidente do Eurogrupo, Jeroen Dijsselbloem (à esq.), e o ministro grego das Finanças, Yanis Varoufakis, na sexta-feira em Atenas. / KOSTAS TSIRONIS (REUTERS)

 

por María Antonia Sánchez-Vallejo/ El País/ Es

 

O novo Governo grego endureceu nesta sexta-feira sua postura com relação à troika de credores, anunciando, por intermédio do seu ministro das Finanças, Yanis Varoufakis, que Atenas não reconhece a Comissão Europeia, o Fundo Monetário Internacional e o Banco Central Europeu como interlocutores válidos para negociações sobre o programa de resgate financeiro. “Não estamos dispostos a trabalhar com uma comissão [a troika] que não tem razão de ser, inclusive do ponto de vista do Parlamento Europeu”, disse Varoufakis em entrevista coletiva após receber a visita de Jeroen Dijsselbloem, presidente do Eurogrupo (instância formada por ministros de Finanças da zona do euro e por outras autoridades financeiras da União Europeia).

Varoufakis recordou que o novo Governo esquerdista da Grécia “foi eleito com um programa que rejeita o atual programa de resgate e o pagamento da dívida”, que atinge 175% do PIB grego. O ministro das Finanças, no entanto, salientou a intenção do Executivo do premiê Alexis Tsipras de cooperar plenamente com seus sócios europeus. Varoufakis inicia neste domingo uma rodada de reuniões que o levará a Londres, Paris e Roma. “Tentaremos convencer todos nossos sócios […] de que devemos achar uma solução que beneficie o interesse comum europeu”, afirmou.

Dijsselbloem, por sua vez, recordou que o programa de resgate “estende-se até o final de fevereiro” e observou que o Eurogrupo ainda não tomou nenhuma decisão a respeito de sua prorrogação. “Logo decidiremos o que fazer”, disse.

Mas o holandês já descartou taxativamente a possibilidade de convocar uma conferência sobre a dívida grega, o que é uma das principais reivindicações do novo Executivo do país – a qual foi formalmente comunicada por Varoufakis ao presidente do Eurogrupo. “Essa conferência já existe e se chama Eurogrupo”, disse Dijsselbloem em tom cortante. O Eurogrupo “se compromete a ajudar a Grécia apenas se a Grécia cumprir seus compromissos”, insistiu.

Ele também observou que “os problemas da economia grega não desapareceram com as eleições” de domingo passado, vencidas pelo partido Syriza com 36% dos votos. Dijsselbloem estimulou Atenas a manter as reformas que foram empreendidas pela Grécia sob exigência da troika em troca de dois resgates financeiros, num valor total de 240 bilhões de euros (728,1 bilhões de reais, pelo câmbio atual). “Os gregos passaram por muita coisa nestes últimos anos, foram feitos muitos progressos, e é importante não colocar tudo a perder”, afirmou Dijsselbloem, que foi a Atenas para se informar sobre a pauta financeira do novo Governo.