Independência ou morte

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GOLPE DE TEMER Privatización y extranjerización

Brasil en rebajas


por Alfredo Serrano Mancilla

Detrás de cada golpe a la democracia, suele existir una alfombra roja para que caminen poderosos grupos económicos. En Brasil, el ritmo de las privatizaciones es tan veloz que debería ser objeto del Guinness. Han transcurrido apenas dos meses, y el Presidente interino Temer ha demostrado ser muy eficaz en expropiar al Estado de todo lo que sea considerado altamente rentable. La excusa, la de siempre: reducir el déficit fiscal. La verdad: cumplir con el cometido por el cual se dio el golpe de Estado contra Dilma, esto es, el control económico del país por unos pocos.

El equipo económico de Temer va a por todas. Puso el cartel de rebajas desde el primer día. Todo a precio de ganga para todo empresario con buena voluntad golpista. No hay sector que se escape. En el eléctrico, se están privatizando unas 230 pequeñas empresas -dedicadas a la generación, transporte y distribución- altamente rentables y necesarias para dar cobertura sin discriminación a la mayoría del país. Hidroeléctricas y parques eólicos también son puestas en venta. En el sector transporte, la empresa aeroportuaria Infraero y la portuaria Docas ya están entregadas. En el sector asegurador, la unidad de Seguro de Caixa Económica Federal (gran prestamista público) ha vendido buena parte de sus participaciones a favor de unas pocas empresas; lo mismo ha sucedido con el instituto de reaseguros de Brasil.

Dos emblemas públicos, en lo simbólico y en lo económico, Correos y la Casa de la Moneda, son otros botines que el gobierno de Temer está dispuesto a subastar al mejor postor. No importa la oferta; lo importante es tener buenos amigos. En el caso de Correos, el escollo es mayor porque se necesita la aprobación en el Congreso. Pero se hará sin problemas porque este es el mismo Congreso que diera el golpe de Estado.

En el caso de aerolíneas locales, Temer ha cambiado un decreto presidencial de Dilma para viabilizar el incremento de la participación de empresas foráneas. Privatización y extranjerización para que ningún gran capital quede afuera de este enorme mercado. Los aeropuertos también se venden. Temer ha abierto la posibilidad de privatizar los aeropuertos locales Santos Dumont (Río de Janeiro) y Congonhas (Sao Paulo).

Se prepara, además, una nueva ronda de licitaciones para el sector petrolero y gasífero que incluirá áreas del Pre-sal, importante reserva en aguas profundas del Atlántico que hasta ahora sólo Petrobrás explotaba. Así, se permite que aparezcan nuevas empresas privadas diferentes a Petrobras para operar en esta zona estratégica con reservas estimadas en 80.000 millones de barriles de petróleo.

A pesar de las rebajas, la agenda privada de calificación de riesgo, Moody’s, quiere más. Y critica que el ajuste fiscal en Brasil “avanza a un ritmo muy lento” con el gobierno de Temer. Se obedecerá. Y así, seguramente, el déficit fiscal actual se reducirá a costa de una masiva descapitalización del Estado que impedirá generar ingresos públicos sosteniblemente. Los programas sociales tienen fecha de caducidad.

El golpe a la democracia es coherente consigo mismo: la economía, cuanto más concentrada y menos democratizada, mejor que mejor. Pero no es únicamente una cuestión de injusticia, sino también de ineficacia. Los datos ya comienzan a cantar por sí solos: la economía de Brasil se contrae. Las ventas del comercio minorista cayeron un 9% en comparación con mayo del año pasado. La actividad productiva también se redujo un 0,51% en ese mismo mes.

Sin embargo, el riesgo país continúa cayendo, feliz con los golpistas. La democracia molesta.

Las declaraciones y opiniones expresadas en este artículo son de exclusiva responsabilidad de su autor y no representan necesariamente el punto de vista de RT.

L’οχι grec ou le retour du peuple en Europe

lefigaro.750

Par Alexis Feertchak/ Figaro

Ce dimanche, à l’occasion du référendum en Grèce où les sondages donnaient le «oui» et le «non» au coude-à-coude, les partisans du «non» l’ont emporté à une écrasante majorité (plus de 61%).

OXI referendo grécia

En avril 2012, Georges Moustaki éructait dans le Huffington Post: «J’espère que la Grèce va foutre le bordel. Ma sympathie va à cette attitude de contestation parce que ce n’est pas le peuple qui a créé la crise. Or, on lui fait en porter le poids. Finalement, c’est lui qui a le sens civique le plus développé, pas ceux qui veulent se conformer aux directives bruxelloises. Que le gouvernement grec ouvre grand ses yeux et ses oreilles».
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De façon posthume, le pâtre grec, qui s’est éteint l’année suivante, a été écouté: le Premier ministre Alexis Tsipras, dans un geste tout gaullien, a décidé de laisser le dernier mot au peuple et de remettre ainsi son mandat en jeu. Pari gagné largement, malgré les pressions européennes et médiatiques pour empêcher la victoire du «non», mais à quel prix?
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Le masque des institutions européennes tombe lourdement


L’ «οχι» grec de ce 5 juillet, lointain écho des «non» français et hollandais de 2005, force aujourd’hui l’Union européenne – et spécialement sa composante qu’est l’Union économique et monétaire de la zone euro – à révéler le rapport politique sous lequel elle entend placer les peuples et les nations d’Europe. Et une fois le masque tombé, le visage de l’Union n’est pas beau à voir. C’est le grand mérite d’Alexis Tsipras et de son ministre Yanis Varoufakis d’avoir forcé l’Eurogroupe – l’embryon de gouvernement de la Zone Euro – à dévoiler son fonctionnement au grand jour, loin des réunions informelles et feutrées auxquelles ce club ministériel était habitué. Cette révélation du vrai visage des institutions européennes est sans conteste l’une des premières leçons à retenir du référendum grec.
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Les Grecs, eux, ont consacré le fait que ce sont les peuples qui ont le dernier mot, et non les traités européens, qui valent tant que les peuples leur accordent leur onction.
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Le référendum, que le gouvernement Papandréou n’avait pas eu le courage de mener jusqu’à son terme en 2011, rappelle aussi aux zélotes de la Troïka européenne que la souveraineté appartient aux peuples, qu’elle ne saurait devenir «limitée» comme aux temps soviétiques de Léonid Brejnev. A ce titre, il faut bien mesurer que les Grecs ont donné l’estocade à Jean-Claude Juncker, qui avait déclaré sans sourciller qu’ «il ne pouvait y avoir de choix démocratique contre les traités». L’ancien Premier ministre luxembourgeois, aujourd’hui président de la Commission européenne, découvre ce 5 juillet 2015 que certains pays ne sont pas seulement peuplés de banquiers. Les Grecs, eux, ont consacré le fait que ce sont les peuples qui ont le dernier mot, et non les traités européens, qui valent tant que les peuples leur accordent leur onction.
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Le 3 août 1968, à Bratislava, lors d’une réunion du Pacte de Varsovie, le premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique introduisait par les mots qui suivent la «doctrine Brejnev» de la souveraineté limitée: «Chaque parti communiste est libre d’appliquer les principes du marxisme-léninisme et du socialisme dans son pays, mais il n’est pas libre de s’écarter de ces principes s’il entend rester un parti communiste. […] L’affaiblissement d’un maillon quelconque du système socialiste mondial affecte directement tous les pays socialistes, et ils ne sauraient y rester indifférents». Il fallut attendre 1988 pour que Mikhaïl Gorbatchev déclare que «la liberté de choix est un principe universel».
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Certes, les chars n’ont pas été envoyés à Athènes pour faire respecter la règle d’or budgétaire comme à Varsovie en 1968. Mais ces quelques lignes de Brejnev, si l’on se place, non à l’échelle du contenu idéologique, mais à celle de la structure de l’organisation décrite, sont du Jean-Claude Juncker dans le texte, lequel pourrait très bien déclarer: «Chaque Etat membre est libre d’appliquer les principes du droit de l’Union européenne dans son pays, mais il n’est pas libre de s’écarter de ces principes s’il entend rester un Etat membre. […] L’affaiblissement d’un maillon quelconque du système européen affecte directement tous les pays européens, et ils ne sauraient y rester indifférents». On voit bien les dérives possibles d’un tel discours dès lors que les principes européens s’appliquent erga omnes sans que les peuples souverains ne puissent rien y redire.
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Par leur vote, les Grecs ont révélé au grand jour l’aberration d’une telle conception de l’Europe, non soluble dans la démocratie et nécessairement autoritaire à l’égard des parties qui la composent, les Etats membres.

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Une victoire à la Pyrrhus pour la Grèce?
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D’aucuns considèrent déjà que ce succès du gouvernement d’Alexis Tsipras n’est qu’une victoire à la Pyrrhus pour la Grèce, que, par l’expression de sa colère, elle vient en réalité de s’expulser elle-même de la zone euro et de se tirer une balle dans le pied.
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Pourtant, dans la mesure où les traités sont muets sur ce point, personne ne peut en principe forcer la Grèce à quitter la zone euro ; elle seule peut décider souverainement d’une telle sortie. Lors, pourquoi a-t-on répété depuis une semaine que, alors même que le gouvernement et le peuple grecs ne le souhaitaient pas, un vote négatif entraînerait inévitablement un Grexit?
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Il faut bien comprendre qu’il s’agirait d’un Grexit de facto et non de jure – en tout cas tant que la Grèce ne le décidera pas d’elle-même. Comme Jacques Sapir ou d’autres économistes l’ont bien expliqué, d’une part, en renvoyant illégalement Yanis Varoufakis de l’Eurogroupe, la Grèce a été de fait suspendue de son appartenance à la zone euro. D’autre part, la Banque centrale européenne tient le robinet des liquidités de la zone euro via les prêts ELA qu’elle accorde aux banques: si elle coupe le robinet, ce qu’elle fait déjà en partie, les Grecs n’auront plus de liquidités et n’auront d’autre choix que de créer une nouvelle monnaie, parallèle, pour assurer ses besoins monétaires. C’est par ce dernier élément que la Grèce, si la Banque centrale européenne le voulait, pourrait être entrainée plus ou moins brutalement vers un grexit.
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Dans une tribune au magazine Forbes, Frances Coppola a très justement analysé les enjeux politiques d’un tel Grexit: en réalité, dans la mesure où la BCE restreint ses prêts ELA aux banques hellènes, tout se passe comme si la Grèce utilisait aujourd’hui l’euro comme une «monnaie étrangère» et non comme une «monnaie souveraine». Pis, dans la mesure où la souveraineté monétaire appartient exclusivement à la BCE, en réalité l’ensemble des pays membres de la zone euro utilisent ce dernier comme une monnaie étrangère. Ce que la crise grecque ajoute – et qui fait bien penser à un coup d’Etat financier – c’est que la BCE gère aujourd’hui les liquidités d’un pays membre de l’euro, non en fonction des besoins de ce dernier, mais parce qu’elle n’apprécie pas la politique économique dudit pays. C’est probablement la première fois qu’une telle chose se passe aussi ouvertement au sein d’une union monétaire. L’éditorialiste financière précise bien que le Grexit n’est pas «un événement, mais un processus», qu’il est d’ores et déjà engagé et que le référendum ne fait en somme que l’accélérer.
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Dès lors, le référendum n’est pas une victoire à la Pyrrhus pour les Grecs: au contraire, là encore, il a la vertu de mettre en lumière les agissements économiquement violents et politiquement douteux de l’union économique et monétaire, la zone euro, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Les Grecs avaient le choix entre souffrir sous tutelle et souffrir librement: le bon sens s’est exprimé. Si les prochaines années seront rudes, elles l’auraient été dans tous les cas.
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L’ «οχι» grec, une opportunité pour l’Europe

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Le pari d’Alexis Tsipras repose maintenant sur la réaction des institutions européennes et surtout de l’Allemagne face à l’ «οχι» lancé d’Athènes. Vont-ils acter définitivement la poursuite du Grexit, affermir encore la politique de la BCE et expulser manu militari la Grèce hors de l’Europe? Dans cette partie d’échec, le Premier ministre grec peut compter sur le soutien moral du pape François et surtout sur celui de Barack Obama, plus pratique, qui craint légitimement que la Grèce, sortie de l’euro, ne se jette dans les bras des BRICS, en particulier de la Russie et de la Chine.
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Jusque-là, en revanche, il n’a pas pu compter sur le soutien du président François Hollande, dont le mutisme, entrecoupé de propos rassurants sitôt contredits par les faits, est pour le moins inquiétant. C’est bien dommage, d’autant que François Hollande, en 2012, en souhaitant renégocier le Pacte budgétaire européen (TSCG) n’était pas dans une logique si éloignée de celle d’Alexis Tsipras, modulo la différence objective de situation économique entre la Grèce et la France. Mais depuis le discours du Bourget, les élans hollandiens ont perdu en intensité.
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En un sens, la Grèce, dont la dette publique atteint 170% de son PIB, est un peu à l’avant-garde des pays européens et elle éclaire surtout ce qui pourrait advenir pour eux demain. Quand ces pays, dont la France, seront sous la coupe de la Troïka et de ses méthodes musclées, les gouvernements changeront peut-être d’avis sur ce «populiste» de Tsipras et lui envieront in petto son courage et sa droiture.
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Au fond, même le FMI l’avoue à mi-mot aujourd’hui, sans aller jusqu’à «annuler la dette grecque» dans sa totalité comme le prône l’économiste hétérodoxe Steve Keen, il faudra bien a minima la restructurer en profondeur.
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Mais la chancelière Angela Merkel et son ministre Schaüble mettent leur strict véto à une telle hypothèse. Ils l’ont encore dit derechef après les résultats de la victoire d’ «οχι»: les négociations ont peu de chance de reprendre. C’est pourtant en s’opposant à cette absurde rigueur germanique, condamnée aujourd’hui par les économistes de toutes origines, que la France pourrait jouer un rôle historique en mettant au calendrier du Conseil européen le projet d’une restructuration concertée, non pas seulement de la dette grecque, mais de l’ensemble des dettes souveraines de la zone euro.
Ceci d’autant plus que la perspective d’un Brexit (cette fois-ci la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne) est l’occasion inespérée de soutenir le Premier ministre britannique David Cameron dans sa volonté de renégocier l’ensemble des traités européens, de les alléger et de réduire enfin le déficit démocratique grandissant d’une Europe qui ne tient plus compte de la souveraineté de ses peuples.
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N’est-ce pas finalement la grande vertu du référendum du 5 juillet et de l’ « οχι » grec que de signer en Europe le retour des peuples et des passions démocratiques?
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Bien des commentateurs ont voulu faire de la Grèce une simple affaire de gros sous entre des créanciers spoliés et des paresseux inaptes à rembourser leurs dettes ; combien se sont moqués d’Alexis Tsipras en prédisant qu’il se plierait dès les premiers jours aux injonctions européennes, comme l’avaient fait ses prédécesseurs. Dans De l’esprit des lois, Montesquieu écrivait que «les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient d’autre force qui pût le soutenir, que celle de la vertu. Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses».
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N’est-ce pas finalement la grande vertu du référendum du 5 juillet et de l’ «οχι» grec que de signer en Europe le retour des peuples et des passions démocratiques? A bien y regarder, le «bordel foutu par la Grèce», pour reprendre l’espoir de Georges Moustaki, pourrait être une occasion inespérée pour l’Europe. Malheureusement, si Alexis Tsipras a su mener jusqu’au bout son élan gaullien, il faudrait que la France fût capable d’un geste analogue pour rééquilibrer le couple franco-allemand. L’espoir est ténu.

RELEVANTE CONVOCATORIA EN LAS URNAS PARA EL FUTURO EUROPEO. Una multitud celebra el resultado, que supone un desafío a Europa de consecuencias imprevisibles

elperiodico. referendo Grécia

por MARC MARGINEDAS/ El Periódico/ Es/ ATENAS

«Por primera vez en cinco años me siento orgullosa de ser griega». Junto con un grupo de amigas, Katerina Gardouni se había acercado anoche hasta la plaza Syntagma, frente al Parlamento griego, para celebrar con cánticos y bailes, hasta bien entrada la madrugada, el masivo rechazo de los votantes a los planes de rescate planteados por los acreedores. Y sus palabras, cargadas de grandes dosis de pundonor, parecían resumir el ánimo mayoritario con el que los ciudadanos griegos acudieron ayer a su cita con las urnas.

Partidarios del 'Oxi' ('no') agitando sus banderas, este domingo, delante del Parlamento griego.

Partidarios del ‘Oxi’ (‘no’) agitando sus banderas, este domingo, delante del Parlamento griego.

Porque con casi el 100% de los sufragios escrutados, el rechazo a las condiciones de rescate ofrecidos por el Fondo Monetario Internacional (FMI) y la UE recabó un 61% de los votos, más de 20 puntos por encima de quienes depositaron la papeleta en favor del sí. Las predicciones que habían realizado muchos observadores en la víspera, que hablaban de un resultado muy ajustado y un país partido en dos, se convirtieron en agua de borrajas en cuanto comenzaron a difundirse los primeros resultados. El electorado del país heleno, hastiado, humillado y exhausto tras un lustro de recortes en el que se ha reducido en un 30% el tamaño de su economía, ha querido enviar una potente señal de apoyo al Ejecutivo izquierdista de Syriza en su pulso con Bruselas.

El resultado del referéndum hace entrar a Grecia en aguas desconocidas. Después de haberse convertido, el martes, en la primera nación industrializada en incurrir en el impago de un vencimiento de deuda al FMI, con los bancos cerrados y en respiración asistida gracias a las inyecciones de líquidez procedentes del Banco Central Europeo, además de restricciones monetarias en las retiradas de efectivo en los cajeros automáticos decretadas por el Gobierno, las próximas horas van a ser cruciales para determinar el rumbo que seguirán los acontecimientos. Por lo pronto, el ministro de Finanzas, Yannis Varoufakis, tenía previsto reunirse anoche mismo con los principales banqueros del país y con el Ministro de Estado con una sola prioridad: «restaurar la liquidez» en la banca.

Las autoridades griegas solicitaron ayer mismo al BCE que incremente la línea de crédito de emergencia que mantiene a los bancos del país a flote, y para ello está convocada una reunión por teleconferencia, cuyo resultado dará una primera pista de la respuesta que pretenden dar la Unión Europea al resultado del referéndum griego.

TRIUNFO DE TSIPRAS Y VAROUFAKIS / Los dos triunfadores de la jornada de ayer son claramente Alexis Tsipras, primer ministro griego, y Yannis Varoufakis, ministro de Economía y Finanzas. Este último había elevado el tono de sus acusaciones en los últimos días a sus oponentes en la mesa de negociación, llegándolos a acusar de «practicar el terrorismo». Ayer, en cambio, ofreció una mano tendida a los negociadores europeos en sus primeras declaraciones tras hacerse público el triunfo del no.

En similares términos se expresó Tsipras en una alocución por televisión. «Soy consciente de que no me habéis dado un mandato de romper con Europa, sino de reforzar nuestra posición negociadora». El intercambio de acusaciones y reproches durante esta tensa semana para Grecia hará, sin duda, muy complicadas la recuperación de la confianza para un eventual reinicio de la negociación, si es que lo hay.

Preparando las próximas etapas en el toma y daca con los socios europeos, ayer ya se filtró a la prensa que Tsipras había hablado por teléfono con el presidente francés François Hollande, partidario de una línea de actuación hacia Grecia mucho más sosegada que la cancillera alemana. No obstante, incluso Berlín había dado muestras de suavizar su férrea posición durante el fin de semana, después de que el ministro de Finanzas alemán, el halcón Wolfgang Schaüble, declarara a The Guardian que no se podía dejar a Grecia «en la estacada» en el caso de que el resultado del referéndum fuera negativo.

Eso sí, la amplitud de la victoria de los postulados de Tsipras desarboló por completo a la oposición proeuropea en Grecia, en especial al partido conservador Nueva Democracia de Andonis Samarás. Este, convertido en la cabeza visible de la campaña en favor del sí, dimitió en cuanto se difundieron los resultados.

Varoufakis dimite para ‘ayudar’ a Tsipras y facilitar las negociaciones

* ‘Llevaré el odio de lo acreedores con orgullo’

* ‘En la izquierda sabemos cómo actuar de forma colectiva’

* ‘Soy consciente de que no quieren que esté presente en las próximas negociaciones’

* Varoufakis se mantendrá en el equipo que negocia con los acreedores

elmundo. Grécia não a Europa referendo

por IRENE HDEZ. VELASCO/ El Mundo/ ES/ Enviada Especial Atenas

El ministro de Economía griego, Yanis Varoufakis, ha anunciado a través de su blog que presenta su dimisión en un intento por “ayudar a Alexis Tsipras” en la negociación con la Troika. “Considero que es mi deber ayudar a Alexis Tsipras a explorar, a su antojo, la decisión que el pueblo griego nos otorgó ayer mediante referéndum”, afirma Varufakis.

Bajo el título ‘Ministro no más’ (Minister No More!), el hombre al que se le ha considerado el azote en las negociaciones con el Eurogrupo y la Troika ha decidido que lo mejor es marcharse después de que “fuera consciente” de que tras el referéndum, había cierta “preferencia” por parte de “algunos participantes del Eurogrupo”, y “algunos otros”, a que él no estuviera presente en las próximas reuniones que se celebrarán para lograr un acuerdo.

Algo con lo que el primer ministro griego, Alexis Tsipras, está de acuerdo, según ha confirmado Varoufakis. “Por esta razón me voy del Ministerio”. Aun así, Varoufakis se mantendrá dentro del equipo negociador del Gobierno heleno con sus acreedores, según ha confirmado Stavros Karagounis, asesor del primer ministro.

“Como todas las luchas por los derechos democráticos, esta negativa histórica del ultimátum formulado el 25 de junio por el Eurogrupo llega con un gran coste asociado”, ha manifestado.

“Llevaré con orgullo el odio de los acreedores”, asegura Varufakis que a la vez se felicita por la victoria del ‘no’ en el referéndum de este domingo. Un referéndum “que se quedará en la historia como un momento único de cuando una pequeña nación europea se levantó contra la esclavitud de sus deudas”.

El ya ex ministro griego expresa su total apoyo al Gobierno de Tsipras y al que vaya a ser el nuevo ministro de Finanzas heleno. “En la izquierda sabemos cómo actuar de forma colectiva sin importar los privilegios del cargo. Apoyaré totalmente al primer ministro Tsipras, al nuevo ministro de Finanzas y a nuestro Gobierno”, ha recalcado.

Y advierte de que ésto es sólo el inicio. “El esfuerzo sobrehumano para honrar a los valientes de Grecia, y a su famoso OXI, que es para todos demócratas del mundo, acaba de empezar”.

El caballo de Troya de Tsipras

Varoufakis se convirtió desde la llegada de Syriza al Gobierno griego en el adalid de la lucha helena por mantenerse firmes ante las exigencias de Europa para pagar la deuda de casi 30.000 millones de euros que tiene con el FMI (el día 30 de junio tenía que abonar 1.600 millones y no lo hizo).

Era el caballo de Troya que entraba en las reuniones del Eurogrupo manteniéndose firme a sus ideales económicos pero sin abandonar su sonrisa ni dejase amedrentar.

Y es que Varoufakis no es un político, ni mucho menos. Este “marxista liberal” es un reputado economista, especializado en la ‘teoría de juegos’: el estudio de la toma de decisiones estratégicas. Entró en la política por sus dotes académicas. Primero como asesor del socialdemócrata George Papandreu, entre 2004 y 2006.

Después llegaría el rescate de la temida Troika (240.000 millones de deuda), la oleada de recortes sociales, el terremoto político con la entrada en escena de Syriza, el miedo a no llegar a los pagos, la presión de Europa, del FMI, del BCE…

Su plan maestro

Tras un verano con Tsipras, Varoufakis se convirtió en la voz de la línea populista que defendía el partido. Eso y el ‘plan maestro’ ideado por el ex ministro para acabar con las crisis económica hicieron que Tsipras cargara sobre las anchas espaldas de Varoufakis todo el peso del rescate y del futuro económico de Grecia.

La idea de Varoufakis no era otra que la UE absorbiera la deuda de los países más débiles del Continente mediante una unión fiscal más intensa. Una idea sencilla que se convirtió en la base del programa de Syriza.

Su figura fue ganando cada vez más adeptos y sus ideas también hasta convertirle en el diputado más votado del Parlamento griego en las pasadas elecciones de enero. Varoufakis defendió frente a todos y ante todos que Grecia no podía hacer frente a una deuda pública insostenible.

Exigió a los acreedores de Grecia renegociar esa deuda, sobre todo cuando los propios informes de la Troika señalan que esa deuda es imposible de pagar. Y, por supuesto, se creó tantos enemigos, que ahora, en un acto que se podría considerar una lección de patriotismo, decide marcharse y dejar el camino libre a Tsipras para que no haya ningún escollo en la negocación.

CRISTINA DE ROJAS (Vídeo)

Varufakis dimite para facilitar la negociación con la troika

ESPANHA

ESPANHA

Varufakis, el carismático ministro de Finanzas de Tsipras, dimite

Varufakis posa ante los medios tras depositar su voto para el referéndum / AFP

Varufakis posa ante los medios tras depositar su voto para el referéndum / AFP

por BEGOÑA CASTIELLA /ABC/ España/ corresponsal en Atenas

El ministro de Finanzas griego anuncia su decisión en su blog alegando que algunos miembros del Eurogrupo preferían su «ausencia» en las reuniones; una idea que Alexis Tsipras consideró potencialmente útil para llegar a un acuerdo. «Por esta razón me voy», ha asegurado

Los griegos se han despertado esta mañana con dos sorpresas: el resultado final del referéndum (61,3% en contra de la pregunta y 38,7% a favor) y con la dimisión de su ministro de Finanzas, Yanis Varufakis. Se ha hecho pública no por su oficina sino por su cuenta en Twitter , dónde a las 8.30 escribió lacónicamente en inglés «Ya no soy ministro» (Minister no more). En la madrugada había escrito en su cuenta: «Nuestro NO es un gran SI, majestuoso, a una Europa democrática, racional».

Poco después dejó claro en su blog que el primer ministro le comunicó que quienes participan en el Eurogrupo y demás socios europeos «apreciarían» su ausencia de las reuniones. «El primer ministro juzgó que esto puede ayudar para conseguir un acuerdo».

Y en su texto dejó claro varias cosas: que el referéndum de ayer permanecerá en la historia mundial como «el único momento en el que un pequeño pueblo europeo se rebeló» contra quienes detienen su deuda. Y que este rechazo histórico del ultimátum del 25 de Junio , como todas las situaciones democráticas, «tiene un enorme coste. Por ello es fundamental que el capital obtenido con el no se invierta de inmediato para que se convierta en un si , en un acuerdo-solución honesto con reestructuración de la deuda, reducción de la austeridad, redistribución a favor de los mas débiles, con reformas reales». Y deja claro que al ser informado que sus colegas «del Eurogrupo y demás socios (europeos) valorarían mi ausencia de sus reuniones, algo que el Primer Ministro consideró que igual ayuda a conseguir un acuerdo» decidió abandonar el Ministerio de Finanzas. Comentó que «es mi deber ayudar todo lo que puedo a Alexis Tsipras el aprovechar, como él considere pertinente, el capital que nos ha regalado el pueblo griego mediante el referendo. Y es un honor para mi esta exigencia de los acreedores».

La izquierda y el «marxista libertario»
Varufakis continuó explicando en su blog que «la Izquierda funciona de forma colectiva y a la gente de izquierda no le gustan las sillas (los puestos). Apoyaré a Alexis Tsipras, al nuevo Ministro de Finanzas, al gobierno de la Izaquierda». Genio y figura hasta su dimisión.

La historia juzgará a este economista nacido en Atenas en 1961 que tras una carrera académica en Inglaterra, Australia, Grecia y Estados Unidos aceptó la difícil cartera de Finanzas el 27 de Enero del 2015 por decisión personal del primer ministro. Fue también el diputado mas votado de Grecia, sin haber sido ni siquiera miembro del partido de la Izquierda Radical SYRIZA, algo que hizo que muchos desconfiaran de él y tuvieran envidia de su popularidad tanto en Grecia como en el extranjero. Ahora podrá volver a sus clases y ya anunció que preparaba un nuevo libro donde detallará todo lo que no se sabe sobre sus reuniones en Bruselas. Vide video

Grécia clama contra a austeridade

ESPANHA

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Gregos enviaram à Europa no domingo uma mensagem inequívoca contra a austeridade

Partidários do 'não' comemoram a vitória em Atenas. / YANNIS KOLESIDIS (EFE)

Partidários do ‘não’ comemoram a vitória em Atenas. / YANNIS KOLESIDIS (EFE)

por MARÍA ANTONIA SÁNCHEZ-VALLEJO/ El País/ Espanha/ Direto de Atenas

Com quase a totalidade dos votos apurados, 61% dos votantes que participaram no domingo do referendo convocado há uma semana pelo primeiro ministro Alexis Tsipras rechaçaram a última proposta dos parceiros europeus, que contemplava uma nova rodada de cortes e ajustes.

Em um referendo crucial, inédito por seu alcance desde que a democracia voltou ao país em 1974 depois da queda da junta militar, uma maioria absoluta de gregos (61,2% com 92,5% dos votos apurados) respaldou a proposta do Governo e votou contra os termos do programa de auxílio que os parceiros puseram sobre a mesa no Eurogrupo de 25 de junho, e que consistiam — no passado, já que essa proposta é extemporânea desde terça-feira, pois a prorrogação do resgate expirou — em uma nova dose de austeridade. Era o que figurava na cédula, ainda que muitos, os defensores do sim, tenham votado convencidos de que a pergunta era um sim ou um não ao euro e à Europa.

O que o primeiro ministro pretendia quando convocou a consulta há apenas oito dias, deixar o povo falar para evitar a ruptura com as instituições — o que, no entanto, se consumou unilateralmente depois da convocação —, foi amplamente conseguido, e de forma inequívoca; o que acontecer a partir de hoje precisará, no entanto, de uma legião de adivinhos.

“Com este valente ‘não’ que o povo grego disse, amanhã estenderemos nossa mão aos credores. Chamaremos cada um deles para tentar um acordo”, declarou Yanis Varoufakis, ministro das Finanças.

Depois de conhecer os primeiros resultados, milhares de pessoas foram para a praça Sintagma para comemorar a vitória, com uma presença massiva de bandeiras gregas — o orgulho nacional, a possibilidade de erguer a cabeça diante dos ditames de Bruxelas, foi outra das chaves da vitória. Transcrevi trechos

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