How the Indicted Officials Fit Into FIFA

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By LARRY BUCHANAN, TOM GIRATIKANON and KAREN YOURISH

Here are the high-ranking soccer officials and sports executives caught up in the FIFA investigation, as well as some of the schemes detailed in the Department of Justice indictment that alleges widespread corruption over the past two decades. RELATED ARTICLE

«Fifa Nostra»: le Brésilien José Hawilla, pris dans son Traffic

por Michel Henri

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A CHAUD Inculpé dans le Fifagate, le roi déchu du marketing sportif en Amérique latine a plaidé coupable et accepté de payer 151 millions de dollars d’amende.

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Ce Brésilien est une des vedettes du Fifagate. On ne le connaît pas trop en Europe, mais il devrait percer rapidement, car il a du talent. José Hawilla, 71 ans, a commencé comme journaliste, présentateur de télé dans les années 70. Puis, fort de sa proximité avec l’ancien président de la fédé brésilienne de foot (CBF) Ricardo Texeira, il a fondé une entreprise de marketing sportif, habilement dénommée Traffic, qui a, pendant trois décennies, négocié − et obtenu − les droits télé des compétitions majeures de foot en Amérique du Sud. Si bien que son conglomérat, qui a engrangé pour 500 millions de dollars (460 millions d’euros) de revenus, notamment avec Nike et Coca-Cola, est devenu numéro un dans la région.

Comment ? Tout simplement en graissant des pattes, si l’on en croit l’acte d’accusation publié mercredi par la justice américaine : nombre de ces deals ont donné lieu à des commissions illicites et des pots-de-vin payés à divers officiels de la Fifa. Puis Hawilla s’est fait pincer, et il est l’un des quatre inculpés qui a accepté d’aider la justice américaine dans cette enquête où quatorze personnes, dont neuf officiels de la Fifa, sont poursuivies. Le 12 décembre 2014, Hawilla a lui-même plaidé coupable de racket, blanchiment, fraude et obstruction à la justice. Il a accepté de payer 151 millions de dollars d’amende, sur lesquels il a déjà versé 25 millions. Il est en liberté.

Démarrée comme une petite boîte d’affichage publicitaire, sa multinationale a d’abord été basée à São Paulo puis s’est étendue aux Etats-Unis, à mesure que grossissaient les enveloppes de corruption : au départ des centaines de milliers de dollars, transformées au fil des ans en dizaines de millions. Selon la justice américaine, dans le dernier gros deal que Hawilla a négocié en 2013, à savoir les droits télé pour quatre éditions de la Copa America (2015, 2016, 2019 et 2023), le consortium auquel Traffic appartenait, dénommé Datisa, a accepté de lâcher 110 millions de dollars de pots-de-vin, pour un contrat total de 317,5 millions avec la Conmebol, la Confédération sud-américaine de football, qui était, selon les enquêteurs américains, demandeuse en la matière.

Hawilla utilisait divers canaux pour blanchir l’argent, notamment des comptes en Suisse. Et il faut dire que son business était par ailleurs florissant. A la Copa America 2007, Traffic a engrangé 64,2 millions de dollars de chiffre d’affaires, et 29,1 millions de bénéfices : ça vaut le coup de glisser quelques enveloppes… Mais ces profits maousses donnaient le vertige aux officiels de la Fifa, de plus en plus gourmands : de 2007 à 2011, le sponsorship de la Copa America a triplé de volume.

Et le groupe Traffic a dû se battre pour rester en tête. Un temps grillée par un concurrent, l’entreprise a porté plainte en Floride contre la Conmebol, mais tout ce beau monde a fini par s’arranger : les trois concurrents sur le marché ont formé une entreprise commune, Datisa, en 2013, celle qui a récupéré le marché à 317,5 millions d’euros − plus les 110 millions de pots-de-vin, dont 40 ont été payés à ce jour.

Traffic s’est aussi illustrée en négociant le sponsoring maillot de l’équipe du Brésil pour dix ans à partir de 1996, avec une «compagnie de sportswear» non identifiée dans l’acte d’accusation, Mais il s’avère que depuis cette date, les joueurs brésiliens, précédemment habillés et chaussés par Adidas, furent équipés par Nike. On en déduira ce qu’on veut. Le marché a été conclu à 160 millions de dollars, sur lesquels Hawilla a touché sa part (5%), dont il a reversé quelques millions en pots-de-vin à un responsable de la fédé brésilienne.

Selon l’acte d’accusation, Nike a en outre payé à cette occasion 40 millions de dollars en «frais de marketing» à une «filiale de Traffic ayant un compte en Suisse ». L’équipementier américain n’a pas réagi directement à ces informations, indiquant simplement qu’il coopérait avec les autorités.

Selon l’agence de presse Reuters, Hawilla était tellement puissant qu’il avait réussi à faire évincer Pelé au début des années 90. Après avoir perdu un contrat de marketing au Brésil, la star avait affirmé à Playboy que Traffic avait usé de corruption pour le battre. Teixeira, alors patron de la fédé brésilienne et grand pote de Hawilla, avait poursuivi Pelé en justice et l’avait mis au ban pour ce délit de lèse-majesté. Mais aujourd’hui, c’est à la chute de la maison Hawilla que l’on assiste, et il entraîne notamment avec lui l’ancien président de la fédé, José Maria Marin, 83 ans, arrêté mercredi à Zurich.

FIFA: 16 ans de scandale

Qui est accusé de quoi ?

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Quatorze personnes sont impliquées dans le scandale qui a éclaté ce mercredi au sein de la FIFA. Toutes sont soupçonnées de corruption, de fraude électronique et de blanchiment d’argent. Voici leurs noms et les fonctions.

L’arrestation, mercredi à Zurich, de sept responsables de la FIFA soupçonnés de corruption par la justice américaine a déclenché un énorme scandale. Mais l’instance a multiplié les affaires depuis 1999 et l’élection de Sepp Blatter. Retour sur cinq d’entre elles.

2001: L’affaire ISL

Ce groupe de marketing, qui gère en exclusivité les droits de retransmission de la Coupe du monde et les contrats commerciaux de la FIFA, est déclaré en faillite en mai 2001 par le tribunal cantonal de Zoug. Selon un rapport d’enquête, Ricardo Teixeira, alors président de la Fédération brésilienne (CBF), et son ex-beau-père, Joao Havelange, président de la FIFA de 1974 à 1998, se sont partagé 15 millions de francs suisses (12,2 M€) de pots-de-vin. Le Paraguayen Nicolas Leoz, président de la CONMEBOL, a également eu sa part du gâteau.

Issa Hayatou (président de la Confédération africaine) était également impliqué. Treize autres personnes liées à la FIFA, mais dont l’identité a été «anonymisée» par la justice suisse, ont bénéficié de 120 millions de francs suisses (98,1 M€) de rétrocommissions. Sepp Blatter est soupçonné d’avoir fermé les yeux sur ces agissements lorsqu’il était secrétaire général de l’instance. Le Suisse est finalement blanchi. Havelange démissionnera, lui, en 2013 de son poste de président d’honneur de la FIFA.

2014: Démantèlement d’un trafic de billets pour le Mondial

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La justice démantèle un réseau international de vente frauduleuse de billets pour la Coupe du monde au Brésil. Soixante-dix millions de dollars sont en jeu dans cette affaire, qui implique Ray Whelan, le directeur de Match Service, société prestataire de la FIFA sur les Coupes du monde, ainsi qu’un membre de la Fédération. Match Service compte parmi ses actionnaires Infront Sports and Media, société gérée par Philippe Blatter, le neveu de l’actuel président de la FIFA.

Dilma, a vaia e o feminino

As brasileiras poderiam passar sem as manipulações rasteiras sobre o que é ser uma mulher (também na presidência)

Dilma, por Romero Britto. Clique para ampliar

Dilma, por Romero Britto. Clique para ampliar

 

 

por Eliane Brum/ El País/ Espanha

 

 

Eu estava no estádio do Itaquerão, na abertura da Copa do Mundo, e ouvi as vaias e a torcida xingando: “Ei, Dilma, vai tomar no cu”. Não posso afirmar onde as vaias começaram, essa me parece uma certeza muito difícil de garantir num estádio de futebol. Concordo, em parte, com os que alegam que estádios são lugares de palavrões, basta lembrar das mães dos juízes. Mas também discordo, em parte, porque o público da Copa é totalmente diverso do torcedor típico, aquele que vai ver o seu time jogar como uma rotina tão presente na vida quanto trabalhar e namorar. Na Copa, o público é outro, leva para dentro das “arenas” outra expectativa e outra relação com o futebol. Mandar uma pessoa tomar no cu, qualquer pessoa e não só a presidente, é não só grosseiro, como violento. O Brasil é uma sociedade violenta, para muito além da tipificada no Código Penal. Essa violência atravessa o cotidiano. Dito isso, há algo que me incomoda nas narrativas construídas nesse episódio e que valeria a pena prestar mais atenção: a manipulação dos femininos.

Logo depois das vaias, surgiu a interpretação de que Dilma só foi xingada nesses termos porque é mulher. É uma hipótese possível, basta lembrar, de novo, que são as mães dos juízes as ofendidas. Basta lembrar das repórteres beijadas ou agarradas enquanto cobrem a Copa, assim como da eleição das gostosas de sempre. O Brasil (e não só o Brasil) é machista e por vezes misógino, há poucas dúvidas sobre isso. Mas não é possível afirmar que Lula, Fernando Henrique Cardoso ou outro presidente não seria xingado se estivesse ocupando o lugar de Dilma na abertura desta Copa. Alega-se que Lula foi vaiado várias vezes na abertura do Pan-Americano, em 2007, mas xingado nenhuma. Existe, porém, o Brasil de antes de junho de 2013 e existe o Brasil depois de junho de 2013. Naquele momento, algo se rompeu e passou a vazar desde então. Assim, afirmar que um presidente homem dificilmente seria xingado, hoje, nesse mesmo contexto e conjuntura, é temerário. Não sabemos. E é preciso ter respeito pelo que não sabemos.

Temos a primeira mulher na presidência. E, desde a campanha de 2010, versões do feminino têm sido manipuladas conforme a conveniência. Agora não é diferente. Assim que o xingamento foi consumado, de imediato instalou-se a disputa sobre interpretações que repercutirão nas eleições bem próximas. Para o candidato Eduardo Campos (PSB), num clichê pobre, “na vida a gente colhe o que a gente planta”. O candidato Aécio Neves (PSDB) apressou-se a tirar proveito, afirmando que Dilma estaria “sitiada”: “O que fica para a história é que temos uma Copa do Mundo em que o chefe de Estado não se vê em condições de se apresentar à população”. O PT virou o jogo e conseguiu vencer a disputa narrativa, com a ajuda de parte do movimento feminista. Dilma agora é a vítima da elite mal-educada – e há sempre um lugar de vítima reservado para as mulheres.

Mas será que isso é bom para as brasileiras?

Acho particularmente irritante o argumento do “não se pode dizer isso a uma mulher” ou “não se trata uma mulher assim”. Se é grosseiro xingar – e é –, é grosseiro com qualquer pessoa, independentemente de sexo e gênero. Culmina com Lula dando uma rosa branca à Dilma. Claro, porque as mulheres devem ser tratadas com rosas. Profundo bocejo. Acho complicado quando Dilma afirma: “Não vou me deixar atemorizar por xingamentos que não podem ser sequer escutados pelas crianças e pelas famílias”. Há uma lista de violências cotidianas sofridas pelas crianças no Brasil, inclusive nos últimos 12 anos, e ouvir alguém mandando outro tomar no cu é desnecessário, mas não é uma delas. A visão de família parafusada nessa frase está mais para “marcha da família” do que para as variações contemporâneas de família que têm enriquecido a vida brasileira. Dilma ainda disse: “O povo brasileiro é civilizado e extremamente generoso e educado”. Se Dilma governasse o país acreditando no que disse, seria preocupante. A elite brasileira é violenta, o povo também é violento. Basta andar nas ruas do país para constatar a “civilidade”. A sociedade brasileira é violenta de cima abaixo, com raízes históricas e omissões contemporâneas bem conhecidas, a começar pela desigualdade de renda e pela péssima educação pública, que condena milhões a uma vida estreita de possibilidades.

O risco dessa disputa rasteira, com olhos na eleição logo ali, é que se deixa de pensar seriamente sobre os sentidos do que é o Brasil hoje. E até mesmo sobre os significados das vaias e xingamentos. Tudo é reduzido a slogans publicitários, chapinhando propositalmente em poças d’água. Como a visão do feminino manipulada pela primeira campanha de Dilma. Nela, se lembrarmos, Dilma foi apresentada como “a mãe do PAC”. Ao dizer quais eram as vantagens de uma mulher na presidência, ela enumerou: “Nós, mulheres, nascemos com o sentimento de cuidar, amparar e proteger”. O próprio Lula afirmou que a palavra não era “governar, mas cuidar”. E Dilma acrescentava: “cuidar como uma mãe do povo brasileiro”.

Ao aceitar essa estratégia de marketing, que possivelmente representa muito mais a visão de Lula do que a sua, Dilma reduziu os sentidos dos muitos femininos possíveis ao clichê mais tacanho. Sem contar o lugar de “filho” – e não o de cidadão autônomo, com direitos e deveres – reservado ao povo. Dilma foi eleita. Ao governar, irritava-se porque a acusavam de truculência no trato com subordinados e interlocutores. Disse, mais de uma vez, que, se fosse um homem na presidência, ninguém estranharia seu estilo ou cobraria meiguice. Ao mesmo tempo, sempre que alguém tratava a presidente com mais dureza, Lula era o primeiro a protestar pela “falta de gentileza com uma mulher”.

Em um governante, assim como num candidato, seja ele homem ou mulher, pouco importa. O que é preciso avaliar é o que faz. E fez. No que diz respeito às mulheres, assim como a questões de sexualidade e de gênero, Dilma recuou. Recuou na questão do aborto, para obter o voto religioso. Recuou ao cancelar a distribuição do kit anti-homofobia nas escolas. Recuou ao tirar do ar uma campanha de prevenção de doenças sexualmente transmissíveis porque uma prostituta dizia que era feliz. Dilma recuou várias outras vezes, recuou demais.

Não gosto de xingamentos contra qualquer pessoa. Gosto de rosas. Mas, destas, que confinam as mulheres a uma verdade única e tosca, é melhor manter distância.

 

“Brasil no gana el Mundial”

LOS VECINOS NO SE TIENEN FE

En Porto Alegre, la sede más cercana a la frontera, Argentina definirá el Grupo F con Nigeria: se esperan más de 100 mil argentinos en la ciudad de Gremio e Internacional, los pibes con collares de mugre, la publicidad de la obra pública millonaria, la cachaça, la feijoada y los bares ínfimos.

 

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Por Hernán Panessi
Página 12, Argentina – Desde Porto Alegre

 

 
Tres y media de la tarde. Un sol de fuego –tibio y picante– cae vertical sobre la empinada calle Sarmiento. Se oye: “Brasil no gana el Mundial”. Y la sentencia, repetida como un mantra insólito, es una sensación colectiva. Aún con el fervor mundialista encendidísimo, buena parte de los brasileños dice que su país no ganará el Mundial. O que prefiere no ganarlo. Mientras tanto, en la TV, una granada de fotones estalla en un juego donde transeúntes elegidos al azar tienen que juntar la cara de un futbolista de esa selección con su nombre. Ninguno de ellos acierta. Sucede que, en esta oportunidad, no hay Ronaldinhos, ni Ronaldos. Ni siquiera Roberto Carlos. Hay, sí, David Luiz, Hulk y Neymar. ¿Y eso qué? “Tenemos grandes jugadores, pero ninguno es una gran estrella”, dice Alexei, un joven taxista rapado que bien podría ser el 4 rapidito de cualquier equipo del mundo. Es raro: les cuesta encontrar empatía con sus jugadores en épocas de Messi y Cristiano Ronaldo. “Si me traés la camiseta de Argentina, me la pongo y la beso”, dice Felipe M. Guerra, director de cine nativo de San Pablo que hace unos años vive en Río Grande del Sur.

El corazón de la nerdencia brasileña, que también pela fetichismo por la pelota, late en Porto Alegre cuando en mayo –desde hace diez mayos– se celebra Fantaspoa, el festival de cine fantástico más importante de Latinoamérica. Algo así como el Festival Buenos Aires Rojo Sangre de allá, pero con más guita e invitados internacionales. Y esa misma arteria –que parece saludable– anda algo tapada: entre sus comercios faltan tiendas de historietas; sobran torneos de Yu-Gi-Oh!

Más tetas que culos: en Porto Alegre no hay playa, los paisajes son urbanos. Hay poca población morena, mucha caucásica, alguna que otra trigueña. Los comerciantes son amables y tienen respeto por el turista. Cobran lo que tienen que cobrar, tratan como tienen que tratar. En su reverso, a pocos pasos del centro, un niño porta un collar de mugre. Nadie lo mira, nadie lo toca. Está, pero no está. Ahora lo ves, ahora no lo ves. Hay, en Porto Alegre, siete morros donde conviven las clases populares con los muy, muy, muy ricos. Lo de siempre: los trabajos que nadie quiere hacer, los hacen los pobres. Abunda el trabajo sexual y las travestis –que paran sobre la calle Sao Carlos y la Avenida Farrapos– ofrecen la caliente opción de saciar el deseo de carne sobre carne. Pero es de mal gusto mirarle el calzoncillo sucio a otro país. Por eso, a otra cosa.

El camino que separa al estadio de Internacional con el de Gremio es una moderna autopista. De afuera, el Beira-Río, donde hace de local el Sport Club Internacional, es una de las construcciones de cemento, metal, plástico y vidrio más imponentes del planeta. Adentro es la película perfecta de cualquier amante del fulbito: gradas rojas y blancas, infinidad de asientos, el pasto verde ciencia ficción. Y el Arena do Gremio, casa del Gremio Foot-Ball Porto Alegrense, no se queda atrás. Olor a Europa en Sudamérica. Este es, justamente, otro de los reclamos del pueblo brasileño: el excesivo gasto en la confección y las mejoras en los estadios mundialistas. Sin embargo, la materialización de la bronca reposa en el estadio Mané Garrincha, construido en Brasilia, una ciudad sin club que haga de local. La utilización de la caja pública para hacer canchas donde se harán goles y se imprimirán algunos millones de dólares.

Al costado de la autopista, en las paredes, carteles pegados por alumnos de la Universidad Federal de Ciencia de la Salud de Porto Alegre rezan: “Dilma, mostrá tu cara. El trabajador quiere avanzar de verdad”. Y la Dilma retratada es una suerte de Tío Sam diabólica. La clase media abunda en Porto Alegre. Las clases populares bancan al Partido de los Trabajadores. Aquí, el lugar universal de la entelequia política: están los que bancan y los que no. Baja el sol, cae la temperatura: las noches en invierno son frescas. Entretanto, una postal curiosa: una mujer bien vestida (jogging deportivo color beige de primera marca, zapatillas celestes ídem), bebé en brazos, irrumpe en el hall del Hotel Master Express pidiendo limosna. Un argentino le da algunas monedas. Es un año de elecciones para Brasil. La cosa está rara. En consecuencia, dentro de su profundo y complejo entramado social, es –también– un Mundial político.

Para el viajante hay un gol: comer es barato. Un pancho con gaseosa cuesta 6 reales. Un churrasco al plato, 12. Aun con la conversión desfavorable (3,4 pesos = 1 real), los bolsillos no adelgazan con el morfi. Panza llena, Mundial contento. Y si la nostalgia se pone gomosa, hay un lugar para comer milanesas con fritas en porción abundante: Tudo Pelo Social, sobre la calle Joao Alfredo (tip al paso: las calles se llaman “ruas”), a 20 reales la porción. Un detalle: algunos locales de comida cobran –2,5 reales– el uso del baño a quienes no son clientes del lugar. Picardía for export. Así las cosas, el desayuno de los hoteles tiene lo clásico: café con leche, yogur, frutas, huevo frito… más la sorpresa extraordinaria del chipá con queso. Y el chipá con queso, por caso, se vende barato y al paso: una moneda de medio real por bollito.

En Porto Alegre se bebe cachaça y se come feijoada: un guiso de porotos presentado con arroz y carne de cerdo en salazón. ¿Y el pan? Sorry, no hay. Las comidas típicas no se acompañan con pan. En Porto Alegre, los bares son pequeños como lentejas y se puede beber en la vereda: ahí no hay burocratización de la nocturnidad. Los agentes policiales hacen la vista gorda si se huele un poquito de maconha. Ojo, tampoco como para zarparse. En las calles, muchas remeras del Internacional, alguna que otra del Gremio, ninguna de la selección brasileña. “¡Argentina! ¡Argentina!”, grita Joao, un simpático petiso con un Doctorado en Marketing. “Si el Mundial fuera en otro país, hincharíamos por Brasil”, agrega. Asimismo, un adolescente de gorrita norteamericana se mete en la conversación, estrujando aquel comentario y redoblando la provocación: “Maradona maricón”, dice. “Brasil será el campeón”, remata con expresión desafiante.

Tufos de sardina golpean repentinamente el olfato con relentes de salitre podrido. En el Mercado Central de Porto Alegre se puede comprar frutas frescas, verduras, café (hay uno que se hace con mierda del pájaro cajú y vale muchísimo dinero), yerbas de todo tipo (las más verdes flúo jamás vistas), discos de pasta a precios astronómicos, velas, santos y elementos varios para macumbas. Y acá, una ayudita celestial para la verdeamarelha. Oficialmente, la macumba está prohibida en Brasil. Aunque no del todo: la presencia de “trabajos” para “abrir caminos” es moneda corriente en sus grises esquinas. Y de tanto subir y bajar las pendientes, otra verdad: los taxis andan fuerte. Taxis, colectivos, los coches en general. Hay una necesidad de intensidad digna de persecución à la Need for Speed. Una intensidad que, esta vez –oh, las primeras veces–, no está puesta en la vacilación: Brasil no gana el Mundial.

En lo estrictamente futbolístico, Argentina jugará contra Nigeria el miércoles 25 de junio a las 13 en el estadio del Internacional. Será su tercer match tras enfrentar a los ignotos combinados de Bosnia-Herzegovina e Irán. En ese partido se definirá el devenir del Grupo F. Y se espera una fuerte oleada de criollos en tierras gaúchas. ¿Por qué? Sencillo: la cercanía geográfica. Porto Alegre queda al sur de Brasil, apenas a una hora y cuarenta minutos en avión desde la Ciudad de Buenos Aires.

“Nosotros demostramos en la cancha”, le dijo el Diego DT, en su última incursión por su hábitat natural, al alemán Bastian Schweinsteiger, y le pifió como pocas veces lo hizo. La Selección Nacional llega, por primera vez en años, con perfil bajo: si bien tiene al Mejor de Todos, las luces del show están puestas principalmente en Alemania, España, Holanda o en la mismísima Brasil. Mal que les pese. “Brasil no gana el Mundial”, repiten como mantra, yendo a contramano de su memoria vital y –en los números, pero mucho más en el discurso– ganadora. Esta vez, los pentacampeones decidieron parar la pelota y jugarla por otro lado: ya cerraron para ser sede de los Juegos Olímpicos 2016. El fútbol es lobo del fútbol: lo deportivo opaca lo social, lo social se come lo deportivo. Entonces, pese al runrún sociopolítico, apuestan al deporte como amor brujo e irracional, volcán de gorilas, fiesta folklórica, reservorio de la moral que esquiva a los cuellos con mugre y, fundamentalmente, como máquina de imprimir billetes. Brasil no gana el Mundial: lo gana Brasil.

A poesia na Copa

por Woden Madruga

 

futebol cérebro

 

Na caixa do correio, no meio de panfletos de pizzarias, cartas atrasadas e avisos da Caern, encontro um bilhete de Alex Nascimento, manuscrito, letra bem arrumada padrão arquiteto (ou seria designer?), uma linha apenas: “Madruguinha: estou indo. Leia o soneto. Voltarei no final de julho. Alex”. Há tempo, nas madrugadas da Bela Napoli, ele vinha conversando que passaria a Copa fora do Brasil. Talvez Lisboa, poderia ser Firenze, ou mais longe, quem sabe ao redor do Golfo Pérsico. Não escondia o desejo de conhecer Catar, que ele escreve com Q. Perguntei por que Catar? Ora, respondeu já no terceiro oldepar, o Qatar é o novo paraíso da Fifa. Referia-se à grana avultada que os dirigentes da matriz mundial do futebol teriam recebido (milhões de dólares) para que o pequeno, mas rico, país árabe sediasse a Copa do Mundo de 2022. Um doutorado em suborno.

Será que Alex foi mesmo para o Catar? Há três dias o seu telefone não atende. Passei pela rua São João, não vi o seu carro na sombra da mangubeira. Na Bela Napoli, há uma semana que não aparece. Mário Ivo também não sabe. Me falou que, no último encontro, Alex insistia em conhecer Catar e de lá, ir até o arquipélago de Bahrein, outra mania árabe do poeta, agora motivado pela Fórmula 1 (o Grande Prêmio de Bahrein), uma de suas paixões esportivas. Alex sempre incluiu o arquipélago na sua geografia árabe: Arábia Saudita espichada pelo Catar em forma de península, a ilha de Bahrein, o Irã mais a frente, o Iraque ao lado. Uma vizinhança da pesada.

Lembro que ele falava que no Catar pode-se ir às arenas (as sedes da Copa) de bicicleta. Nada de trem, carro, metrô, ônibus, táxi. Nem tampouco jumento, sugerido como meio de transporte por um importante estadista brasileiro. Vai-se de bicicleta, numa boa. O Catar é pequeno, todo o país tem pouco mais de 11 mil quilômetros quadrados, mais ou menos 10% do território do Rio Grande do Norte. Falava com muito entusiasmo, lembrando-se do tempo em que, vivendo uma temporada na Alemanha, passeava pedalando entre cidades alemãs, holandesas e belgas, no cruzamento de suas fronteiras.

Já para Bahrein, estando em Catar, pega-se um barco e se vai pelo Golfo Pérsico, pouco tempo de travessia. Também tem voo a toda hora, basta conferir nos patrocínios da Fórmula 1 e nas camisas dos jogadores dos principais clubes da Europa: “Qatar Airways”. Aceita todos os cartões de crédito, inclusive da Caixa Econômica Federal, em até oito parcelas mensais. Nos deleites asiáticos de Alex descobri que essa sua ligação com o Bahrein não era somente por conta da Fórmula 1. Vinha lá de trás, de muito tempo atrás, quando os portugueses navegavam por aquelas águas orientais, anos de 1550/1600. Camões já fala em Bahrein, que escreveu Barém em Os Lusíadas. Está na estrofe 41 do Canto X:

“Ali, do sal os montes não defendem/ De corrupção os corpos no combate,/ Que mortos pela praia e mar se estendem/ De Gerum, de Mazcate e Calaiate,/ Até que à força só de braço aprendem/ A abaixar a cerviz, onde se lhe ate/ Obrigação de dar o reino inico/ Das perlas de Barém tributo rico”.

Abro o volume II de Os Lusíadas, numa edição publicada em Lisboa, em 1915, e que comprei – bote tempo nisso – num sebo em São Paulo, não me lembro quando. É uma edição organizada por Francisco de Sales Lencastre, que fez anotações “para leitura popular”. O Lencastre faz seis anotações para a estrofe. Destaque de nº 6 para o último verso, onde é citado Barém: “Pequenas ilhas no Golfo Pérsico, e no qual se pescavam as mais ricas pérolas.”

Para lá, que já foi o reino de Ormuz, teria embarcado Alex, fugindo da Copa da Fifa? Ou tudo não passa de invenção, de um fingimento do poeta, tal qual gostava de exercitar outro vate português navegando pelos seus oceanos infinitos (Ó mar salgado, quanto do teu sal / São lágrimas de Portugal!) ia pelo Rocio no rumo do Tejo, debulhando com Alberto Caeiro que o poeta é o fingidor, finge tão completamente que chega fingir que é dor a dor que deveras sente.

O soneto O soneto de Alex Nascimento (Luiz Vaz de Camões também foi sonetista, grande) expressa o seu sentimento crítico diante do espetáculo cívico-esportivo-carnavalesco da Copa e todos os seus “legados”, incluindo os eleitoreiros:

Era uma vez, assim conta a história,
Um povo que adorava gambiarra,
Sem saber da ressaca, tome farra!,
Sem lei, sem rei, sem mão, sem palmatória.
Sem passado ou presente, sem memória,
Não havia formiga, só cigarra,
Cuja única trilha era piçarra,
Burguês ou miserável, tudo escória.
Diz a lenda, se é que lenda fala,
Sub-vermes não legam um império,
Pois desse povo não restaram elos.
Por fim me calo eu, olho a senzala,
E todo o campo em volta é um cemitério,
Repleto de caixões verde-amarelos.

O futebol de João Cabral Apesar dos excessos da Fifa, o futebol está no coração de grande poetas brasileiros. Lembro, agora, de três: Carlos Drummond de Andrade, Paulo Mendes Campos e João Cabral de Melo Neto. Os dois primeiros, mineiros. O terceiro, pernambucano, torcedor do América de Recife. No seu livro Museu de tudo, está o poema “O futebol brasileiro evocado na Europa”:
“A bola não é inimiga/ como o touro, numa ‘corrida’;/ e embora seja um utensílio/ caseiro e que se usa sem risco,/ não é utensílio impessoal,/ sempre manso, de gesto usual:/ é um utensílio semivivo,/ de reações próprias como bicho,/ e que, como bicho, é mister/ (mais que bicho, como mulher)/ usar como malícia e atenção/ dando aos pés astúcias de mão.”

No Juvenal Lamartine Na poesia potiguar tem Nei Leandro de Castro no time dos craques da aldeia. Foi peladeiro do América (da família quem batia um bolão era o irmão Berilo), mas bom de bola na literatura. É dele o poema “No Estádio Juvenal Lamartine”, incluído no livro Autobiografia:

“Em volta, somente os morros do Tirol/ guardavam silêncio e serenidade./ O fanatismo tomava a arquibancada/ e o desconforto da geral/ em gritos de gol, palmas, palavrões./ O juiz apitava, corria com suas pernas finas/ e, errando ou não, era sempre filho de uma puta./ O mundo girava em duas rotações/ de quarenta e cinco minutos./ De repente, a explosão do gol, redonda alegria./ E tudo era tristeza quando o América/ descia do seu carro de glória e não vencia.”

 

Entre goles, negociados y especulaciones electorales

Entrevista con Beat “Tuto” Wehrle, analista social, a las puertas del Mundial de Fútbol
por Sergio Ferrari

 

Brasil protesto estádio copa futebol

El Mundial de Fútbol que comenzará el 12 de junio con el partido entre Brasil y Croacia será mucho más que un gran evento deportivo. Antes que el balón se lance a rodar en los doce estadios de ese país-continente, las encrucijadas de la realidad brasilera ya se expresan en la dinámica pre-mundial. Así lo afirma Beat “Tuto” Wehrle, agudo analista y responsable en Brasil del Programa “A chance to play” – “El derecho de jugar”-, iniciativa solidaria de apoyo a niños/as y adolescentes de las favelas de San Pablo, promovida por Tierra de Hombres Alemania.

-P: ¿Cómo se puede interpretar la dinámica brasilera actual a poco más de un mes del inicio del Campeonato Mundial de la FIFA?

-Beat Wehrle (BW): Simplificando al máximo la lectura de la coyuntura actual, pienso que se entrecruzan en esta etapa pre-mundial cuatro dinámicas esenciales. Los intereses económicos en torno a las obras de infraestructura que se están terminando de construir. El estado actual de las movilizaciones sociales hacia fines del mes de abril. El aumento del esquema de seguridad y control policial-militar que se implementa en gran parte de las ciudades donde habrá partidos del mundial. Y, el impacto que el Mundial puede tener en este año electoral.

P: Hablaba también de la situación a nivel de seguridad, como un punto relevante de la coyuntura actual…

-BW: Sí. Luego de las grandes movilizaciones de junio del 2013 se dio una verdadera carrera armamentista y militarista de las secretarías estaduales de seguridad pública. En general, no es el poder ejecutivo nacional sino los Estados –Brasil es una República Federativa- que tienen la dirección de la seguridad. Aunque en ciertas circunstancias como en Río de Janeiro fueron tropas del ejército que ocuparon a inicios de abril el complejo de favelas de la Maré (más grande que toda la ciudad de Ginebra en Suiza). O en Salvador, capital de Bahía, donde la segunda semana de abril miles de militares se desplegaron en sectores sensibles de la ciudad. Ya antes se había procedido al mismo mecanismo por ejemplo en la gran Favela de Rocinha, también en Río, para posibilitar la instalación de Unidades de Policía Pacificadora (UPP). Si bien se puede entender como positivo el hecho de recuperar territorios al gran crimen organizado, muy rápidamente el alivio de las familias que habitan en las favelas “pacificadas” se transforma en sufrimiento frente a la acción igualmente arbitraria, represiva y violenta de las policías militares. Realidad similar en San Pablo, con una militarización bien intensa, adquisición de nuevos equipos para reprimir manifestaciones y formación de una nueva fuerza llamada “Tropa de Braço”, cuyos integrantes son todos especialistas en artes marciales. Es decir, el pretexto de la seguridad en torno al mundial llevó a justificar la reproducción de métodos históricamente conocidos para reprimir y frenar cualquier intento de movilización social. A 50 años del Golpe Militar contra el Gobierno de João Goulart – que se recordó el 1ro de abril de este año- la maquinaria del Estado brasilero sigue marcada por elementos autoritarios y represivos. El mejor ejemplo son las Policías Militares presentes en todo el país. Y todo esto más allá de la voluntad de la presidenta Dilma Rousseff.

-P: Este tema de seguridad implica el análisis de la dinámica actual de las movilizaciones callejeras. Luego de las grandes manifestaciones de junio pasado…

-BW: En este marco de reforzamiento brutal de las fuerzas de seguridad pública se da como contracara de la moneda, una tendencia a radicalizar las manifestaciones, reduciendo la masividad de las mismas. En las últimas semanas aquí en San Pablo, se dieron tres movilizaciones. Ninguna con más de mil personas. Aunque con tendencia a radicalizarse, incluso con la metodología de los “black bloc”, con depredación y violencia extrema. Con esto quiero señalar que al reforzamiento del esquema de seguridad de cara al Mundial, provoca una radicalización violenta de los que protestan en la calle. Y esto es preocupante. Ya que atenta contra la participación de sectores sociales amplios en la protesta ciudadana. En cuanto a los movimientos sociales que estuvieron a la base de las manifestaciones de junio 2013, se observan dos posiciones diferentes. Un sector, que levanta la bandera de “sin derechos no hay Mundial”, que pacta objetivamente con los sectores más radicales. El otro, el de los movimientos sociales más organizados, que se articulan en los Comités Populares de la Copa que denuncian los impactos negativos de este mega evento deportivo pero que no participan de movilizaciones violentas. En síntesis, las movilizaciones actuales no llegan a tener la amplitud de las de junio pasado durante la Copa de Confederaciones. Además no hay una dirección orgánica del movimiento y los grupos radicales han contribuido a fragmentar la protesta.

-P: ¿Toda esta dinámica tendrá una incidencia directa en los eventuales comportamientos electorales en el próximo mes de octubre?

-BW: Pienso que el contexto electoral es un ingrediente significativo en torno al Mundial. Antes de junio pasado, muchos analistas políticos anticipaban que la Copa podría ser un facilitador de la re-elección de la presidenta Dilma Rousseff. Después de las grandes protestas callejeras, el Mundial empezó a ser entendido por la oposición como un elemento de desgaste para la presidenta. La tendencia actual indicaría que la apuesta de la oposición tiene una base real y que todo lo del campeonato desgasta al Gobierno. Ayudado por los grandes poderes de información que controlan el espacio informativo. En la encuesta de inicio de abril, también de Datafolha, Dilma continúa como clara favorita con perspectivas de triunfo en el primer turno electoral. Sin embargo, mientras en febrero las intenciones de voto eran del 44% ahora el apoyo es del 38%. Es importante subrayar que, a pesar de esta caída, sus competidores opositores no logran aumentar la simpatía de los electores. En síntesis, se corre el riesgo – y hay ya señales elocuentes- que amplios sectores de la oposición, en el contexto del Mundial, jueguen a la hipótesis de “cuanto peor salga todo, mejor para nosotros”. Y hay en torno a la Copa muchos factores de riesgo que pueden alimentar dicha manipulación política de este mega evento deportivo. Que ya hoy es mucho más que fútbol, pasión, goles y emociones. Entra en el terreno de los grandes intereses económicos y de los fríos cálculos políticos. Restringiendo el espacio democrático del movimiento social para hacer escuchar su justa protesta por derechos no realizados.

 

 

Para a FIFA, os brasileiros “não são sérios”. Para evitar a propagação da Aids na Copa, propõe “abstinência e fidelidade”

por Juan Arias/ El País/ Espanha

 

A FIFA optou por não levar a sério este gigante americano. Seria melhor que tivesse criticado seriamente, se assim quisesse, mas não tornado o país alvo de chacota como o fez

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A Fifa não levou os brasileiros a sério e preparou um estranho manual de conselhos para o mais de meio milhão de torcedores que chegarão ao Brasil do mundo todo para assistir à Copa do Mundo de futebol.

As dez advertências dadas àqueles que virão às 12 cidades brasileiras onde os jogos serão disputados são pelo menos fúteis e até agora de mau gosto. E o que dizer de outro manual no qual, para evitar a propagação da Aids na Copa, propõe “abstinência e fidelidade” como um remédio aos estrangeiros e brasileiros, ou seja, a castidade, em vez de preservativos?

Quem esses senhores, que se consideram os árbitros mundiais da bola, pensam que os brasileiros são? Eles esqueceram que este país é a sétimo maior economia do Planeta, com ilhas de modernidade que causam inveja em muitos países desenvolvidos? Será que teriam redigido uma cartilha semelhante se a Copa fosse realizada na Alemanha, por exemplo?

A Fifa já ganhou com a Copa a ser realizada no país a partir de 12 de junho o montante gritante de 1,368 bilhão de dólares (três bilhões de reais) e isso que tinha ameaçado levar o Mundial para um outro país. E agora quis brincar com a idiossincrasia dos brasileiros.

No final, a Fifa voltou atrás e retirou o manual de sua revista semanal, mas não o de recomendações para a castidade contra a Aids, de puro sabor eclesiástico.

Os brasileiros têm muitos defeitos, como nós, os europeus, como todo mundo. Se a FIFA queria dar conselhos práticos aos torcedores que chegarão ao país provenientes dos cinco continentes e, até mesmo, criticar alguns de seus pontos fracos, poderia, por exemplo, ter advertido que, apesar do aparato policial imponente e até mesmo o Exército que serão implantados em cidades da Copa, devem estar atentos porque neste país invejável por muitas razões, com muitas belezas naturais, a segurança pública é ausente, incompetente e vulnerável.

Os turistas poderão, de fato, serem vítimas de roubos, assaltos e até sequestros relâmpagos, especialmente porque os especialistas do crime sabem que chegarão com moedas fortes, com equipamentos eletrônicos caros e confiantes de que as cidades serão monitoradas até pelo Exército.

Deste perigo real, a FIFA tinha esquecido de falar em sua cartilha de conselhos, assim como esqueceu de dizer a esses torcedores que o Brasil é um dos países mais acolhedores do mundo; de pessoas abertas e simpáticas, amantes não só do futebol, mas também da vida, e com uma capacidade quase infinita de travar uma conversa. Um estrangeiro dificilmente será rejeitado por um brasileiro.

O antropólogo vivo mais famoso deste país, Roberto DaMatta, contava há três dias no jornal O Globo duas histórias emblemáticas. A primeira, em Paris. Ele caminhava com um mapa na mão e mesmo assim não conseguia encontrar certo museu. Parou um pedestre e perguntou se conhecia aquele museu que ele estava procurando. Olhando para seu mapa ainda aberto, o francês retrucou: “Se você não sabe ler, para quê compra um mapa?”, e seguiu seu caminho sem olhar para ele.

Ele viveu a mesma cena aqui, em uma pequena cidade do interior do país. Depois de perguntar a um senhor onde estava certo museu, em vez de explicar, o homem o acompanhou até o local e até queria esperá-lo na porta caso precisasse de alguma outra informação. Lembro-me que acontecia algo assim em minha Andaluzia dos anos 1950 quando chegava alguma família de turistas estrangeiros. Nas lojas eles nem eram cobrados e eram presenteados “para que levem uma boa impressão de nós”, comentavam.

A FIFA esqueceu destes dois conselhos importantes para os turistas e se divertiu, ao contrário, com outros dez que são, no mínimo, ridículos, e que resumo:

 

1. Os brasileiros “não sabem dizer que não”. Se te dizem “sim, pode significar talvez”. E se te dizem que te ligam em cinco minutos, não espere que façam isso.

2. Quando alguém marca com você em algum lugar, não espere encontrá-lo. Eles são informais, não são sérios.

3. Os brasileiros não sabem, como os europeus, por exemplo, manter a distância como forma de cortesia e conduta. Podem te tocar e até mesmo te dar um “beijo”.

4. A paciência, diz a Fifa, “não é uma das virtudes dos brasileiros”. E não sabem fazer uma fila com disciplina, como os britânicos, por exemplo. Eles se organizam para serem os primeiros.

5. Quem vai comer em uma churrascaria é melhor que faça um “jejum de 12 horas”, porque ao oferecer um sem fim de carnes, “as melhores vêm no fim”, dando a entender que chegam quando já estão todos satisfeitos e não vão comer mais. E assim economizam.

6. No tráfego em cidades e rodovias rege a lei do mais forte e o carro de maior potência ultrapassará todos, legal ou ilegalmente.

7. As mulheres não podem exibir os seios nas praias do Brasil, o que pode ser punido com prisão. Por isso, insinua a FIFA, os turistas poderão ver as brasileiras com biquínis bem curtos, mas nunca em topless.

8. Os turistas que pretendem falar com os brasileiros em espanhol terão a impressão de estar “falando contra uma parede” (o que é falso, porque, em geral, os brasileiros entendem melhor o espanhol do que nós o português)

9. De todas as maravilhas da rica culinária brasileira, a FIFA conseguiu destacar apenas o suco de açaí, uma fruta da Amazônia que, segundo a entidade, “previne rugas”.

10. No Brasil, os turistas terão que “exercitar a paciência”. A filosofia dos brasileiros costuma ser a de “relaxar e gozar”, endossando a tão criticada afirmação da ministra Marta Suplicy.

 

A imprensa brasileira, que nunca é beligerante, não fez um drama com esta cartilha de conselhos inúteis e infantis aos turistas que virão ao Brasil, onde, como em qualquer outro lugar do mundo, encontrarão coisas boas e ruins, pessoas maravilhosas e mal educadas, riqueza e pobreza, negligência e atraso e também uma tecnologia de ponta, por exemplo, na medicina, em vários casos mais avançadas do que na própria Europa.

A FIFA optou por não levar a sério este gigante americano. Seria melhor que tivesse criticado seriamente, se assim quisesse, mas não tornado o país alvo de chacota como o fez.

Se for verdade que, talvez, o Brasil careça de seriedade porque nem sempre leva a vida a sério, também é verdade que nós, europeus, muitas vezes levamos a vida muito a sério.

O sentido lúdico da vida não é um pecado, pode ser a melhor válvula de escape para os trancos e amarguras da vida, o que desgraçadamente atinge milhões de brasileiros, mas que eles, com a sabedoria ancestral africana e indígena que corre em suas veias, sabem como poucos deixá-la mais doce.

 

 

Protesto no Ceará

Protesto no Ceará

Um estádio no Brasil custa mais que um edifício de 117 metros de altura no centro de Madri

Edifício Espanha, clique na foto para ampliar

Edifício Espanha, clique na foto para ampliar

O edifício Espanha, no centro de Madri, vale menos que qualquer estádio construído para os jogos da Copa do Mundo. Daí o interesses dos bilionários brasileiros disputarem o prédio.

Começado a ser construído em 1948 na Rua Princesa em Madri, virado para o monumento a Miguel de Cervantes que está na Praça de Espanha, o ‘Edificio Espanha’ é o oitavo mais alto de Madri, com 25 andares e 117 metros de altura.

O edifício possui 29 elevadores.

Monumento a Miguel de Cervantes

Monumento a Miguel de Cervantes

Escreve hoje Miguel Jiménez, in El País: O interesse pelo setor imobiliário espanhol está no auge. Vários investidores internacionais se aproximaram do Banco Santander para manifestar interesse na compra do histórico Edifício España, na praça da Espanha de Madri. O banco presidido por Emilio Botín estava desenvolvendo um plano para reformar o edifício ante as dificuldades para vendê-lo, mas ao abrir de novo o processo de busca de investidores se deparou com o interesse de investidores brasileiros, chineses e mexicanos, segundo fontes ligadas ao processo.

Entre os interessados está Wang Jianlin, o empresário chinês que é o homem mais rico do país, segundo a lista da Forbes, e que controla um império imobiliário sob o nome Dalian Wanda. Jianlin esteve na Espanha convidado pelo Atlético de Madri na semana passada e se interessou pelo projeto, segundo o diário El Mundo. Mas não é o único investidor chinês interessado.

Fontes ligadas ao processo assinalam que ainda não foi apresentada nenhuma oferta de compra, e que o que houve foi o interesse dos investidores e pedidos de informação, e que é agora que precisa ser dado o passo adiante para a apresentação de ofertas que levem a uma negociação final para fechar os detalhes da aquisição.

Os preços estimados para a operação estão entre 270 e 280 milhões de euros (883 milhões e 916 milhões de reais), mas ainda não há cifras sobre a mesa. O Santander tem avaliado o imóvel em seus balanços em pouco mais de 300 milhões de euros (981 milhões de reais).

Faltam, no mínimo, várias semanas para que o processo possa ser fechado, segundo as mesmas fontes, e é cedo ainda para saber qual será a oferta ganhadora. De fato, se finalmente não forem concretizadas ofertas atraentes, o banco poderia optar por seguir com sua manutenção.

O Banco Santander planejava derrubar as velhas estruturas e manter a fachada principal para construir um novo hotel de luxo de 28 andares, estabelecimentos comerciais e moradias de alto nível. Os estudos de arquitetura da Foster and Partners e da Lamela Arquitectos eram os responsáveis por materializar esse projeto, cuja proposta já foi enviada à Prefeitura de Madri.

Mané Garrincha